Un véritable officier de protection du HCR récolte des informations auprès des réfugiés et des migrants après leur débarquement à Tripoli, en Libye, en juillet 2018. Crédits : HCR/Sufyan Ararah
Un véritable officier de protection du HCR récolte des informations auprès des réfugiés et des migrants après leur débarquement à Tripoli, en Libye, en juillet 2018. Crédits : HCR/Sufyan Ararah

Des passeurs et autres trafiquants ont été vus en Libye avec des tenues et équipements à l’effigie du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR). Ils parviendraient ainsi à gagner la confiance des migrants pour les revendre à des trafiquants.

UNHCR pour Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés : cinq lettres souvent synonymes de confiance voire de soulagement lorsque les migrants les aperçoivent sur l’uniforme des agents onusiens au cours de leur périple migratoire.

Or, depuis quelques jours, le HCR met en garde contre des passeurs et trafiquants d'êtres humains se faisant passer pour leurs agents en Libye. L’organisation affirme avoir reçu “des informations fiables” provenant de migrants eux-mêmes et d'organismes sur le terrain. 

Les faux agents du HCR ont été repérés à différents endroits du pays, notamment “à des points de débarquements et des plaques tournantes de trafics d’humains, utilisant des vestes et des objets marqués de logos similaires à ceux du HCR", a indiqué l'organisation.

Le HCR tient à mettre les choses au clair : ses membres ne s'occupent pas des transferts de migrants une fois interceptés en mer vers les centres de détention."C’est là que les usurpateurs risquent d’agir", explique le HCR à InfoMigrants. 

Si les équipes de l'ONU sont bel et bien présentes dans tous les lieux officiels de débarquement, c’est uniquement pour "fournir une assistance médicale et humanitaire" aux migrants interceptés en Méditerranée. Elles ont également accès régulièrement aux centres de détention officiels "pour surveiller la situation, identifier et aider les personnes les plus vulnérables". 

>> À relire sur InfoMigrants :  "Ils viennent nous chercher de force" : la nuit, zone de non-droit dans les centres de détention libyens

Une enquête a été ouverte par l’organisation qui ne compte pas en rester là. “Nous voulons que les autorités poursuivent ces personnes”, a déclaré le porte-parole du HCR Babar Baloch, estimant qu'elles avaient clairement une "intention criminelle".

 

Et aussi