Formation "Migrants as Messengers" en Guinée. Crédit : Migrants as Messengers / OIM.
Formation "Migrants as Messengers" en Guinée. Crédit : Migrants as Messengers / OIM.

Dans le cadre du projet "Migrants as Messengers" - "les migrants comme messagers" -, l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) a équipé et formé à la réalisation de vidéo mobile plusieurs anciens migrants retournés vivre au Sénégal, en Guinée et au Nigeria. Avec ces outils, ils se filment et témoignent sur les réseaux sociaux des dangers de la migration irrégulière, qu'ils connaissent "mieux que personne".

"Il nous est arrivé de dormir dehors, dans les rues, devant des inconnus". Dans une vidéo de moins d'une minute, Amadou, rentré au Sénégal après avoir erré en Europe, raconte la difficulté de son voyage et l'inquiétude de ne "jamais savoir où aller". "J'ai vu mes amis poster des photos d'eux en Europe sur Facebook et j'ai pensé qu'il me serait facile d'y aller aussi. Ce n'était pas le cas", confie quant à lui Francis, ému devant la caméra. Ce dernier assure avoir été arnaqué à plusieurs reprises par des passeurs lui proposant de traverser la méditerranée. 

"Quand je suis parti en 2015, je n'avais pas idée de l'ampleur des dangers, ce n'était pas assez médiatisé. Aujourd'hui, je sais que ce que j'ai vécu peut être important pour d'autres", poursuit-il, rappelant tout de même que les difficultés restent réelles pour les migrants de retour. Depuis son retour, il y a un an maintenant, Elhadj Mohamed Diallo n'a pas encore retrouvé d'opportunités de travail en Guinée.

 

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