REUTERS/Ciro De Luca | Des migrants attendent de débarquer du navire «Vos Prudence» affrété par MSF, dans le port de Naples, en Italie, le 28 mai 2017.
REUTERS/Ciro De Luca | Des migrants attendent de débarquer du navire «Vos Prudence» affrété par MSF, dans le port de Naples, en Italie, le 28 mai 2017.

Il y a de moins en moins de migrants qui débarquent en Italie. Le ministère de l'Intérieur annonce une baisse spectaculaire du nombre d'arrivées sur les côtes de la péninsule. Parfois, des semaines entières s'écoulent sans que de nouveaux migrants soient enregistrés. Une première depuis des années.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Tréca

Depuis le mois de janvier, 23 000 personnes seulement sont arrivées par la mer en Italie. C'est 96 % de moins qu'il y a deux ans. Beaucoup sont partis de Libye et de Turquie. Ils sont Tunisiens, mais aussi Érythréens, Soudanais et Pakistanais.

En ce qui concerne le nombre d'arrivées par la mer, l'Italie est désormais passée derrière l'Espagne et la Grèce.

Depuis le mois d’août, et la fermeture des ports italiens par Matteo Salvini, les débarquements ont chuté voire disparu. Ceux qui ont réussi à atteindre les côtes italiennes sont arrivés par leurs propres moyens, sans être secourus. Le plus souvent, les arrivées concernent des bateaux de jeunes Tunisiens arrivés sur l'île de Lampedusa.

Matteo Salvini se vante donc d'avoir "arrêté" l'immigration. D'autres facteurs ont également empêché les migrants d'atteindre les côtes italiennes, comme l'action des garde-côtes libyens qui interceptent dans les eaux internationales les canots de migrants et les ramènent à terre. 

(Re) lire : Italie: le controversé décret-loi immigration-sécurité adopté au Parlement

Texte initialement publié sur : RFI

 

Et aussi