Le HMS Mersey a quitté le port de Portsmouth (sud de l'Angleterre) jeudi pour se placer aux larges des côtes française. Crédit : Royal Navy
Le HMS Mersey a quitté le port de Portsmouth (sud de l'Angleterre) jeudi pour se placer aux larges des côtes française. Crédit : Royal Navy

La Royal Navy a dépêché un navire de patrouille dans la Manche pour faire face à la hausse des tentatives de traversées de la Manche par des migrants. Cette décision intervient dans le cadre du "plan d'action renforcé" décidé avec la France, qui prévoit plus de patrouilles et une lutte accrue contre les trafiquants.

"Je peux confirmer que le HMS Mersey va être déployé dans le détroit du Pas-de-Calais pour assister la police aux frontières et les autorités françaises dans leur réponse aux traversées de migrants." Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a annoncé dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 janvier qu’un navire de patrouille de la Royal Navy a été dépêché dans la Manche pour contrer les tentatives croissantes de traversée par des migrants.

Le déploiement du HMS Mersey fait suite à une demande du ministère britannique de l'Intérieur, qui en supportera le coût. 

"Ma priorité est de continuer à protéger la frontière britannique et d'empêcher la perte de vies humaines dans la Manche", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, qui avait précédemment qualifié d'"incident majeur" les arrivées de migrants sur les côtes britanniques.

Dans un communiqué, il a indiqué qu’il s’agissait d’une "mesure provisoire" en attendant que "deux navires de la police aux frontières redéployés à l’étranger rejoignent les eaux britanniques".

Le ministre de l’Intérieur français Christophe Castaner et son homologue britannique ont convenu dimanche d’un plan pour faire face à la hausse des tentatives de traversée de la Manche par des migrants. Il comprend un accroissement du nombre de patrouilles de surveillance, des actions pour démanteler les gangs de trafiquants, et la sensibilisation des migrants aux dangers que représente la traversée de la Manche. C’est le Centre de coordination et d'information franco-britannique situé à Coquelles, près de Calais, qui sera en charge d’appliquer ces mesures.

D'après Sajid Javid, 539 migrants ont tenté de traverser la Manche à bord de petites embarcations en 2018, dont 80 % dans les trois derniers mois et 230 pour le seul mois de décembre.

La traversée de la Manche sur de petites embarcations est rendue particulièrement dangereuse par la densité du trafic maritime, les forts courants et la faible température de l'eau.

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