Des réfugiés attendant de recevoir de la nourriture à Belgrade, en Serbie, le 22 décembre 2016. Crédit : Reuters / Marko Djurica
Des réfugiés attendant de recevoir de la nourriture à Belgrade, en Serbie, le 22 décembre 2016. Crédit : Reuters / Marko Djurica

Le nombre de migrants expulsés illégalement de Serbie a atteint son maximum au mois de novembre 2016, selon le Haut-commissariat aux Réfugiés des Nations unies.

Avec la fermeture de la route des Balkans, en mars dernier, les migrants venus d'Afghanistan, d'Irak ou encore de Syrie sont moins nombreux à entrer sur le territoire serbe, mais les organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent de plusieurs expulsions de migrants. Il y a une dizaine de jours, les sept membres d'une famille syrienne enregistrée à Belgrade et qui devaient rejoindre leur centre d'accueil ont été arrêtés par les autorités, qui ont déchiré leurs documents d'identité. Mirjana Milenkovska est responsable des relations avec la presse au bureau du HCR à Belgrade. Elle s'inquiète de ces expulsions, qui sont dit-elles, « plus nombreuses qu'avant ».

« Nous nous battons pour des solutions »

« Partout dans le monde, là où le Haut Commissariat aux réfugiés travaille, nous sommes préoccupés par l'idée que des personnes migrantes soient expulsées illégalement, renvoyées dans leur pays. Parce que cela les rend encore plus vulnérables, alors qu'elles ont déjà beaucoup souffert pour rejoindre les pays d'Europe, comme la Serbie. Ils ne devraient pas avoir à marcher comme ça, dehors, dans le froid, sous la pluie, à la merci des passeurs ou d'autres criminels qui veulent profiter de cette vulnérabilité. Cela nous a donc toujours inquiété, et nous nous battons pour que des solutions soient trouvées quand les personnes sont déjà sur le territoire, pour les aider à rester et à régulariser leur situation, dans n'importe quel pays, y compris en Serbie », explique-t-elle.

 

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