Crédit : RFI
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Après trois ans de crise, Bangui renoue avec le calme, ce qui n'est pas le cas du reste du pays. Dans la capitale centrafricaine, les déplacés du site de l'aéroport sont en train de rentrer chez eux. Pour 2017, ils souhaitent le retour à une vie normale.

Claire commence l'année avec un toit sur la tête. Il y a quelques jours, elle a quitté son abri de fortune du camp de déplacés de l'aéroport pour revenir dans son quartier de Benguéoué. Assise sous le manguier, dans la cour de sa maison de location, cette mère de famille souhaite simplement tourner la page des trois dernières années. « Pour 2017, je veux vivre comme avant. Je prenais le petit déjeuner le matin, je mange le midi, je mange le soir et puis je suis bien. Je veux que mes petits-fils retournent à l'école, comme la petite Eva ; elle pourrait aller au jardin d'enfants, mais on n'y peut rien, on n'a pas d'argent. »

L'argent, c'est ce qui manque. Ils sont douze à vivre dans la maison et seul le fils de Claire, Patrick, a un emploi. « Mon salaire avec MSF ça ne suffit pas. Vous voyez avec ma mère qui ne travaille pas, j'ai des petits frères, des petites sœurs et mes cousins aussi sont là. Pour 2017, je souhaite que le gouvernement avec l'appui des ONG nous vienne en aide »

De l'aide, il en faudra pour que la famille reconstruise sa maison et puisse quitter cette location. Mais l'essentiel, aujourd'hui pour Patrick c'est d'être rentré dans son quartier. « Auparavant, il y a la guerre, il n'y avait personne ici. On sent qu'il y a la chaleur, qu'il y a la famille et aussi un peu de la joie parce qu'on s'est retrouvés vivants. On est là ensemble ».

Un retour à la paix à Bangui, certes, mais dans le reste du pays et à l'extérieur, plus de 800.000 Centrafricains attendent toujours de pouvoir rentrer chez eux.

 

 

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