Crédit : capture d'écran Bild
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Selon Donald Trump, Angela Merkel, la chancelière allemande, a fait "une erreur catastrophique" en accueillant sur son sol des réfugiés. En 2015, près d'un million de migrants étaient arrivés en Allemagne. Pour Donald Trump, "personne ne sait même d'où ils viennent".

Nouvelle déclaration fracassante de Donald Trump. Lundi 16 janvier, le futur 45e président des États-Unis s’en est pris à l’Allemagne : ou plutôt à la politique migratoire de sa chancelière Angela Merkel. Dans une interview au journal Bild et au quotidien britannique The Times, le magnat de l’immobilier a jugé que l’ouverture de l’Allemagne aux réfugiés a été une "erreur catastrophique".

En 2015, l’Allemagne a accepté près d’un million de migrants et de réfugiés sur son sol. En 2016, ce chiffre a été trois fois moins important, à peine 300 000 personnes ont demandé l'asile. Bon nombre d’entre eux fuyaient des conflits au Proche-Orient ou en Afrique. Qu’importe, estime Donald Trump, ces "illégaux" sont indésirables : d’ailleurs, déclare-t-il, "on ne sait même pas d’où ils viennent".

Trump a-t-il fait un rapprochement avec le récent attentat qui a endeuillé l’Allemagne ? Le pays a été victime d'une attaque au camion-bélier le 12 décembre dernier sur un marché de Noël à Berlin. L’auteur était un Tunisien de 24 ans qui s’était vu refuser le droit d’asile en Allemagne.

Brexit et migrants

Trump a promis pendant sa campagne électorale d’interdire l’entrée des musulmans sur le sol américain ou d’imposer des mesures plus strictes pour les migrants en provenance de pays ou de régions où l’activisme islamiste est élevé.

Pour le président américain, qui s’est longuement penché sur la politique européenne durant l'interview, il y a un lien entre Brexit et migrants. Selon lui, la sortie de l’UE du Royaume-Uni n’aurait pas eu lieu si l’Europe n’avait pas ouvert ses portes, toutes proportions gardées, aux migrants. Et d'autres pays du bloc quitteront bientôt l'UE aussi.

"Je le crois vraiment, s’ils [les pays de l’UE] n’avaient pas été forcés d’accepter tous les réfugiés, aussi nombreux [...] je pense qu’on n’aurait pas de Brexit", a déclaré l’homme d’affaires. "Cela aurait probablement pu être résolu, mais ce fut la goutte d’eau, ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase."

 

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