Le Mare Jonio. Crédit : Capture d'écran Twitter
Le Mare Jonio. Crédit : Capture d'écran Twitter

La France, Malte, le Luxembourg et l'Allemagne ont accepté d'accueillir une partie des 36 migrants secourus la semaine dernière par la marine italienne. Les 30 autres survivants secourus par un navire humanitaire ont, quant à eux, été débarqués à Lampedusa.

Soixante-six migrants ont été secourus jeudi 9 mai par deux navires italiens : l’un militaire, l’autre humanitaire. Bien que le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini (extrême droite) répète à l'envi que tous ses ports sont fermés, les rescapés ont débarqué vendredi 10 mai en sol italien.

Ceux secourus par le patrouilleur de la marine italienne au large de la Libye sont arrivés à la mi-journée dans le port militaire d'Augusta, dans l'est de la Sicile. La France, Malte, le Luxembourg et l'Allemagne ont accepté d'accueillir une partie de ce groupe de 36 personnes.

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Également à la mi-journée vendredi, 30 autres migrants secourus la veille par le navire humanitaire Mare Jonio ont débarqué sur l’île de Lampedusa, au sud de la Sicile. Le navire, affrété par Mediterranea, un collectif d'organisations de gauche et d'extrême gauche, s'est approché de l'île et a été abordé par deux vedettes de la police, qui l'ont escorté jusqu'au port.

“Ils ont été conduits au centre pour migrants de Lampedusa. Ils resteront sûrement en Italie pour y demander l’asile. L’accord de répartition européen ne les concerne pas”, a indiqué à InfoMigrants un militant impliqué dans les activités du Mare Jonio.

Le ministère de l'Intérieur italien a annoncé l'ouverture d'une enquête pour aide à l'immigration clandestine et le placement sous séquestre du navire, exactement comme lors d'un précédent sauvetage mené par ce même Mare Jonio en mars.

La justice italienne avait levé la mise sous séquestre au bout d'une semaine et le navire avait pu repartir. Il avait cependant été jugé inapte aux sauvetages lors d'un contrôle mené par les garde-côtes italiens fin avril. "Il n'y a eu aucune irrégularité", a assuré Mediterranea sur les réseaux sociaux. "Le placement sous séquestre est une tentative pour nous stopper. Mais pour nous l'important est que les personnes soient saines et sauves".

Au moment où les rescapés ont débarqué en Italie, Matteo Salvini a également présenté un projet de décret-loi qui envisage de taxer les navires humanitaires.

 

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