Crédit : RFI
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Le décret du président américain Donald Trump interdisant l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen) fait aussi réagir à Khartoum.

Khartoum n'aura jubilé que deux semaines. Le 13 janvier, Barack Obama annonce la levée partielle des sanctions économiques contre le Soudan. Quinze jours plus tard, Donald Trump interdit aux Soudanais d'entrer aux Etats-Unis. La douche est froide pour un pays dont la population espérait une reprise des échanges commerciaux avec les Etats-Unis.

Le dépit soudanais a pris la forme d'un communiqué du ministère des Affaires étrangères regrettant le décret de Donald Trump. Suivi d'une convocation du chargé d'affaires américain. Khartoum demande aux Etats-Unis de revoir leur décision. Le Soudan comprend d'autant moins le nouveau locataire de la Maison Blanche que l'allègement des sanctions économiques résultait justement du fait que Washington reconnaissait les efforts soudanais dans la lutte contre le terrorisme.

La levée de ces sanctions imposées depuis 1997 à un pays qui avait notamment abrité durant cinq ans Oussama ben Laden, sera-t-elle remise en cause ? Khartoum le redoute, car les Etats-Unis ont encore six mois pour décider d'appliquer la décision de Barack Obama ou au contraire de revenir dessus. En attendant, le Soudan annonce prudemment qu'il continuera à œuvrer avec les Etats Unis pour promouvoir des liens d'amitié et de coopération dans divers domaines.


Texte initialement publié sur : RFI

 

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