Crédit : RFI
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Vendredi 3 février se tient à Malte un sommet européen consacré aux questions migratoires. Les Européens multiplient les propositions pour tenter de barrer la route aux candidats à l'exil qui voudraient s'embarquer vers l'Europe. Et pour coopérer avec la Libye, la Commission européenne met 200 millions d'euros sur la table.

Avec notre bureau à Bruxelles

La Commission européenne propose une enveloppe supplémentaire de 200 millions d'euros pour la Libye dont une partie proviendrait des 28 pays membres de l'Union. L'absence de gouvernement stable contrôlant l'ensemble du territoire libyen freine les projets européens, mais l'idée serait de passer à la fois par les autorités reconnues et par les organisations internationales, comme le Haut Commissariat des réfugiés de l'ONU ou l'Organisation internationale des migrations qui seraient chargées de l'application de programmes humanitaires.

Le premier volet est, comme toujours avec les Européens, sécuritaire, avec une amplification du soutien aux garde-côtes libyens. Le premier objectif est d'empêcher les trafiquants d'êtres humains de jeter des milliers de migrants en mer à bord de frêles embarcations souvent privées de moteur. Le second est de ramener à terre les candidats à l'exil dans des hébergements temporaires dignes et de leur proposer des programmes de retour volontaire vers leur pays d'origine.

En vue du sommet de La Valette, Malte propose par ailleurs une « ligne de protection » près des côtes libyennes pour empêcher les migrants de prendre la mer.

À partir de l'été 2015, les flux migratoires en direction de l'Europe s'étaient concentrés sur la mer Égée et la « route des Balkans », un phénomène qui concernait aussi les migrants en provenance d'Afrique. Mais avec l'application de l'accord signé entre l'Union européenne et la Turquie, les migrants sont désormais bloqués en Turquie et les trajets précédents sont à nouveau les plus empruntés, à savoir la périlleuse traversée de la Méditerranée occidentale, en particulier au départ des côtes libyennes. L'an dernier, 90 % des quelque 180 000 migrants arrivés en Europe sont partis de Libye.



Texte initialement publié sur : RFI

 

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