Crédit : RFI
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Human Rights Watch publie ce lundi 13 février un rapport cinglant sur les expulsions des réfugiés afghans par le Pakistan. Il met en cause les autorités pakistanaises, mais aussi le Haut Commissariat aux réfugiés, organisme de l'ONU. 600 000 Afghans ont été forcés à quitter le Pakistan depuis juillet 2016. Deux millions s'y trouvent toujours sous la menace d'expulsions.

Avec notre correspondante à Kaboul Sonia Ghezali

Menacés d'être rapatriés pendant l'hiver, victimes de racket, de détentions arbitraires et de raids nocturnes par la police : le quotidien de certains réfugiés afghans au Pakistan s'est détérioré ces dernières années et plus particulièrement ces derniers mois, révèle l'ONG Human Rights Watch, dans son dernier rapport.

« Au Pakistan, ils nous rendaient la vie dure. Nous n'en pouvions plus. On ne pouvait pas travailler, on ne trouvait pas d'emploi. Et si on gagnait un peu d'argent, la police nous le prenait. La situation à Kunduz est très mauvaise. Il y a une guerre là-bas, les gens n'ont pas d'eau ni de nourriture et pas d'endroit pour vivre en sécurité. Et pourtant on nous oblige à y retourner », témoigne l'un des réfugiés.

L'organisation de défense des droits de l'homme appelle les autorités pakistanaises à mettre fin à ces pratiques et met également en cause le rôle du Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU, qui n'a jamais dénoncé ces comportements. Selon Human Rights Watch, en doublant à 400 dollars par personne, l'aide financière accordée aux réfugiés afghans qui acceptent de rentrer chez eux, l'organisme s'est même rendu coupable de complicité avec le gouvernement pakistanais qui expulse des réfugiés vers un pays en guerre. 11 500 victimes civiles du conflit ont été recensées l'année dernière. Un triste record.

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Texte initialement publié sur : RFI

 

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