Crédit : RFI
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La France ouvre ses premiers couloirs humanitaires pour les réfugiés syriens et irakiens. Un accord doit être signé ce mardi à l'Elysée en présence de François Hollande et de plusieurs associations chrétiennes comme la Fédération de l'entraide protestante et le Secours catholique. Elles prendront en charge durant un an et demi la répartition de 500 personnes. Ces couloirs sécurisés sont nés il y a un an en Italie grâce à la communauté catholique Sant'Egidio. Une formule désormais qui s'exporte.

Avec notre correspondant à Rome, Olivier Bonnel

C'est le 29 février 2016 que les premiers réfugiés syriens sont arrivés sur le sol italien. Une arrivée, en toute sécurité depuis un vol régulier Alitalia provenant de Beyrouth. La communauté Sant'Egidio a senti une « sympathie particulière de l'Italie » à l'égard de la Syrie comme le rappelle Andrea Riccardi, le fondateur de la communauté catholique.

Mais si ces couloirs ont pu avoir lieu, c'est avant tout pour sauver des vies. L'universitaire Paolo Morozzo Della Roca est spécialiste du droit des migrations et suit ce dossier à Sant'Egidio : « Nous avons commencé à réagir à ce désastre humanitaire avec tous les morts dans la mer Méditerranée. Nous devons réagir à cette hécatombe. Cette initiative montre que la société civile peut organiser un bon accueil et un bon accueil va au-delà de la peur. »

Depuis un an, près de 700 personnes ont pu venir en Italie saines et sauves, grâce à ces couloirs. Sant'Egidio a su convaincre les ministères italiens des Affaires étrangères et de l'Intérieur en misant sur leur intégration.

C'est grâce à ses partenaires locaux au Liban que ces réfugiés, souvent des familles, sont choisis. San Egidio, comme les autres associations partenaires n'a jamais caché que ces premiers couloirs organisés en Italie étaient une proposition pour l'Europe. Les prochains réfugiés sont, eux, attendus à Rome au début du mois d'avril.

→ (Ré) écouter : Italie: mise en place de couloirs humanitaires aériens pour les réfugiés (Reportage international)

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Texte initialement publié sur : RFI

 

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