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A Berlin, le chef de l'État burkinabè et la chancelière allemande ont rappelé cette semaine la longue tradition de coopération et de développement entre les deux pays.

L'Allemagne et le Burkina Faso entretiennent des relations diplomatiques depuis 1961. A Berlin, Angela Merkel a expliqué que son gouvernement et les autorités burkinabè travaillaient de façon intensive sur des nouveaux projets de développement au Burkina Faso et dans la région du Sahel, devenue une passoire pour les migrants clandestins et confrontée à l'islamisme fondamentaliste.

Pour combattre ces deux phénomènes, Berlin et Ouagaodougou ont décidé de renforcer leur coopération économique et militaire pour combattre la pauvreté d'abord, puis sécuriser la bande sahélo-saharienne, dont le nord du Burkina Faso, à la frontière avec le Mali. En d'autres mots, l'Allemagne veut axer sa coopération sur les vrais besoins exprimés par les populations burkinabè. C'est dans ce contexte, d'ailleurs, que la signature d'un nouvel accord entre les deux pays est prévu cet été selon la chancelière allemande, qui a assisté ce mardi à une rencontre économique germano-africaine dont le président Roch Marc Christian Kabore était l'invité d'honneur.

Infrastructures agro-pastorales et lutte contre l'immigration clandestine

Roch Christian Kaboré estime en effet qu'il est important de créer des petites et moyennes industries pour booster la production agricole, qui joue un rôle majeur en termes de création d'emplois pour les jeunes. Pour le président burkinabè, seule la transformation des matières premières en produits finis devrait permettre à son pays d'augmenter le volume de ses exportations et, par ricochet, d'améliorer les recettes de l'Etat, indispensables pour le fonctionnement des services publics. Mais à Berlin, il a aussi été question du développement de l'énergie solaire au Burkina Faso pour accroître le rendement des productions en milieu rural, confronté à un déficit énergétique. Enfin, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, Berlin et Ouagadougou ont promis de renforcer leur stratégie commune pour lutter contre les groupes armés qui déstabilisent le Sahel au détriment des populations - des populations très souvent contraintes d'abandonner champs et bétails pour se mettre à l'abri des terroristes.


 

 

Auteur : Bob Barry

Première publication le 21.03.2017

 


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Texte initialement publié sur : Deutsche Welle

 

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