Crédit : Reuters / Stoyan Nenov
Crédit : Reuters / Stoyan Nenov

Sofia a annulé vendredi un décret d’intégration des réfugiés dans le pays. Le texte prévoyait, notamment, une prise en charge des dépenses de santé des réfugiés par l'État.

La Bulgarie renonce à offrir une aide financière aux réfugiés. Le gouvernement a annulé vendredi 31 mars un décret qui prévoyait, notamment, une prise en charge des frais de santé de ces personnes.

Le texte avait été vivement critiqué tant par les nationalistes que par les socialistes lors de la campagne pour les élections législatives du 26 mars. La contestation était notamment portée par la coalition nationaliste "Patriotes unis" qui, malgré son discours xénophobe, aura un rôle incontournable dans la formation du futur gouvernement.

Le nouveau ministre intérimaire de l’Intérieur, Plamen Ouzounov, a assuré que le décret annulé serait remplacé par "un nouveau mécanisme" qui devra fixer "des conditions d'intégration sociale et culturelle".

Contrairement au groupe de Visegrad, composé de la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, la Bulgarie a accepté la politique migratoire de l’Union européenne et ses quotas. Sofia s’est montrée favorable au principe d’accueillir 1 300 migrants arrivés en Grèce ou en Italie, mais, selon la Commission européenne, seuls 29 réfugiés ont pour le moment été transférés depuis la Grèce.

 

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