Marine Le Pen et Emmanuel Macron s'affronteront pour le deuxième tour de la présidentielle française le 7 mai prochain. Crédit : Reuters / Charles Platiau
Marine Le Pen et Emmanuel Macron s'affronteront pour le deuxième tour de la présidentielle française le 7 mai prochain. Crédit : Reuters / Charles Platiau

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les deux candidats à s’affronter au 2ème tour de l’élection présidentielle française le 7 mai prochain, sont aux antipodes l’un de l’autre notamment en matière d’immigration. Quand le premier prône l’accueil et l’intégration des réfugiés, la deuxième entend restreindre les conditions d’asile et durcir le regroupement familial.

S’il est élu, Emmanuel Macron souhaite :

  • Réduire les procédures de demande d’asile, pour atteindre un délai de moins de six mois, recours compris. A l’heure actuelle, certaines procédures peuvent durer plusieurs années.
  • Alléger les procédures et réduire les délais d’obtention des visas « talents ».
  • Développer les visas de circulation pour les professionnels en lien avec les chambres de commerce et d’industrie.
  • Développer des projets dans les pays de départ et de transit des migrants et installer des points de contrôle dans ces pays avant l’arrivée dans l’Union européenne. Aider à lutter contre les passeurs.


Si elle est élue, Marine Le Pen souhaite :

  • Rétablir les contrôles aux frontières et sortir de l’espace Schengen.
  • Limiter le nombre d’entrées légales sur le territoire français à 10 000 par an, contre environ 20 000 depuis une dizaine d’années.
  • Restreindre les conditions de l’asile : au lieu d’être sur le sol français pour pouvoir faire sa demande, il faudra la déposer dans les ambassades et les consulats français dans les pays d’origine ou limitrophes de ceux-ci.
  • Durcir le regroupement familial
  • Supprimer le droit du sol : la nationalité française s’obtiendra que par filiation ou naturalisation à la majorité.
  • Supprimer la double-nationalité extra-européenne.
  • Rendre impossible la régularisation et la naturalisation des étrangers en situation illégale.
  • Restreindre l’arrivée des travailleurs étrangers aux seuls secteurs de tensions, c’est-à-dire où on peine à embaucher.
  • Instaurer la préférence nationale : l’Aide médicale d’État (AME) dont bénéficient de nombreux étrangers serait supprimée, les logements sociaux seraient attribués en priorité aux Français, les minimas sociaux seraient versés aux seuls nationaux.

 

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