Image d'illustration montrant des enfants à Lampedusa, en Italie. Crédit : Ansa / Ettore Ferrari
Image d'illustration montrant des enfants à Lampedusa, en Italie. Crédit : Ansa / Ettore Ferrari

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi qu’il allait accueillir 480 mineurs isolés, soit 130 de plus que ce qui avait été annoncé en février dernier.  

Ce seront finalement 480 mineurs migrants qui seront accueillis par la Grande-Bretagne, au lieu des 350 annoncés en février. Le quiproquo autour de ce nombre s’explique par une "erreur administrative dans la collecte des chiffres", lors d’une consultation avec les autorités locales, a annoncé mercredi 26 avril le ministre de l’Immigration, Robert Goodwill devant le parlement. Le gouvernement a en effet réalisé que le décompte effectué n’avait pas pris en compte l’offre d’une des régions du pays à prendre une charge 130 enfants.

Le total de 480 mineurs isolés acceptés par le pays comprend les "plus de 200 enfants déjà transférés de France dans le cadre du démantèlement de la jungle de Calais", a encore précisé le ministre.

L’annonce en février par le gouvernement britannique qu’il n’accueillerait que 350 enfants avait suscité l’indignation du parlementaire travailliste Alf Dubs, promoteur de ce programme d’accueil et qui avait avancé le chiffre de 3 000. Alf Dubs qui avait pu se réfugier dans son enfance en Grande-Bretagne en fuyant les persécutions nazies a affirmé mercredi que le gouvernement cherchait à se rattraper avant les élections législatives du 8 juin prochain.

Hayley Cull, responsable des actions en Grande-Bretagne de l’Unicef, a de son côté appelé Londres à faire plus en faveur des enfants non accompagnés. "Il faut un programme à long terme pour que les enfants ne soient plus jamais obligés de faire des voyages dangereux pour entrer en Europe et à l’intérieur de l’Europe pour trouver la sécurité", a-t-elle insisté.

L’an dernier, plus de 100 000 enfants migrants sont arrivés en Europe, dont près de 34 000 étaient non accompagnés ou séparés de leurs parents selon l’ONU et l’Organisation internationale des migrations (OIM).

 

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