Crédit : REUTERS
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La Russie et l'Iran, alliés de Bachar el-Assad, et la Turquie, soutien des rebelles, ont adopté ce jeudi à Astana le dernier plan russe pour la Syrie visant à créer des zones sécurisées pour instaurer une trêve durable dans plusieurs régions. C’est en fait une énième tentative pour établir un cessez-le-feu durable dans ce pays ravagé par la guerre depuis 2011.

Zones sécurisées ou zones dites de « désescalade », ces termes peuvent paraître flous, mais cette idée proposée par Moscou est de mettre en place un arrêt des combats région par région et qui tienne dans la durée.

Par exemple, plusieurs cessez-le-feu sont décrétés simultanément, dans les provinces d’Idlib, Homs, et dans la ghouta près de Damas.

Dans chacune de ces zones, un centre de surveillance tenu conjointement par les rebelles et les soldats syriens, veille au respect du cessez-le-feu.

Jusque-là en Syrie, les précédents arrêts des combats étaient décrétés à travers tout le pays, et la moindre violation à l’est, conduisait à une reprise des affrontements à l’ouest, puis un embrasement général à travers toute la Syrie.

La proposition russe, acceptée par l’Iran et la Turquie, est donc de gérer indépendamment les uns des autres chaque point chaud du conflit syrien avec l’objectif de pacifier le pays, affirme Vladimir Poutine.

Reste à savoir si les principaux protagonistes de la guerre en Syrie, les rebelles et le régime de Damas, acceptent d’appliquer ce plan sur le terrain.

Les Etats-Unis ont salué avec une grande prudence l'accord. La diplomatie américaine, qui n'est qu'observatrice dans le processus diplomatique sur le conflit syrien en cours à Astana entre Moscou, Téhéran et Ankara, s'est bornée dans un communiqué à « soutenir tout effort qui puisse véritablement réduire la violence en Syrie ».

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Texte initialement publié sur : RFI

 

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