La police escorte des migrants en Allemagne. Crédit : Reuters
La police escorte des migrants en Allemagne. Crédit : Reuters

Alors que l'Union européenne a demandé au début du mois de mai à ses États membres de lever les contrôles aux frontières avant novembre prochain, le Danemark a répondu "qu'il n'était pas question" de renoncer aux contrôles temporaires.

Le Danemark a annoncé mardi 16 mai qu’il prolongerait les contrôles à ses frontières. Le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a déclaré devant le Parlement "qu’il n’était pas question" dans l’immédiat pour son gouvernement de renoncer aux contrôles "temporaires" rétablis à l’été 2015, au plus fort de la crise migratoire, par son pays, mais aussi l’Allemagne, l’Autriche et la Norvège.

Le nombre de réfugiés et de migrants en Europe, et plus particulièrement en Italie, apparaît encore "beaucoup trop élevé", a insisté Lars Lokke Rasmussen. "Je ne peux pas ici et maintenant évaluer ce qui se passera quand les six mois seront écoulés", a-t-il déclaré. "Je souhaiterais que nous puissions supprimer les contrôles" à la frontière germano-danoise, a-t-il ajouté, et "si par miracle l'UE retrouve la maîtrise de ses frontières extérieures, nous évaluerons la situation". 

Au début du mois, le 2 mai, Bruxelles a accordé une dernière dérogation de six mois et demandé aux pays de l’UE de mettre fin aux contrôles systématiques de leurs frontières avant le mois de novembre 2017. La requête visait notamment la frontière entre l’Autriche et l’Allemagne, celle de la Hongrie et la Slovénie et celles danoises, suédoises et norvégiennes (la Norvège n’appartient pas à l’Union européenne mais fait partie de l’espace de libre-circulation de Schengen).

Juridiquement, cette mesure n’avait rien d’illégal. L’article 2 de la Convention Schengen autorise à la remise en place des frontières nationales d’un de ses États-membres, durant une période limitée, quand celui-ci fait face à une situation exceptionnelle. Il est en revanche impossible de rétablir de manière définitive les contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen.

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