Image d'illustration prise dans le camp de Grande-Synthe, en octobre 2016. Crédit : Mehdi Chebil
Image d'illustration prise dans le camp de Grande-Synthe, en octobre 2016. Crédit : Mehdi Chebil

Selon le quotidien grec Journal des rédacteurs, Athènes et Berlin seraient convenus de freiner les transferts des personnes éligibles au regroupement familial de la Grèce vers l’Allemagne

"Les transferts de regroupement familial vers l’Allemagne seront ralentis comme convenu". Cette phrase est extraite d’un courrier du ministre grec chargé de la politique migratoire, Yannis Mouflas, à l’attention du ministre allemand de l’Intérieur Thomas de Maizière. Daté du 4 mai, ce courrier, dont le quotidien grec Journal des rédacteurs a publié une copie lundi, précise que l’accord porte sur une "limitation provisoire (du nombre) des personnes transférées chaque mois". 

L’Allemagne serait à l’origine de cet accord selon Yannis Mouflas qui souligne ainsi que la Grèce n’est "pas responsable" des retards du traitement des dossiers qui seront provoqués. "Plus de 2 000 personnes dont certaines vont devoir attendre des années pour voyager en Allemagne" seront affectées, a encore précisé le ministre grec.

Face aux nombreuses critiques suscités par les retards éventuels, ce dernier propose dans ce courrier une "ligne commune de réponse" à son collègue allemand. Des retards qui doivent selon lui être présentés comme "inévitables" en raison du "très grand nombre de demandeurs d’asile" présents en Grèce et en Allemagne.

La législation européenne en matière d’asile prévoit, sous une série de conditions, le droit pour les réfugiés arrivés dans un pays de l’Union européenne (UE) d’être réunis avec leur famille proche installée dans un autre État membre. Alors que des milliers de demandeurs d’asile sont bloqués en Grèce par la fermeture des frontières européennes en 2016, la règle générale de l’UE stipule que ces transferts doivent se faire dans les six mois après l’acceptation de la demande de regroupement par le pays de réception.

En Allemagne, une députée de la gauche radicale Die Linke, Ulla Jelpke, a pour sa part récemment affirmé que le gouvernement allemand avait plafonné à 70 par mois le nombre des "relocalisations" de réfugiés de Grèce dans le cadre du regroupement familial.

 

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