Un enfant soudanais se tient devant son abri au camp de Kalma (Sud-Darfour) de l'ONU, le 9 mars 2014. Crédit : AFP
Un enfant soudanais se tient devant son abri au camp de Kalma (Sud-Darfour) de l'ONU, le 9 mars 2014. Crédit : AFP

Les réfugiés du Darfour qui ont trouvé refuge au Tchad envisagent de retourner chez eux. C'est du moins ce que laisse croire un sondage effectué dans les camps de réfugiés, à l'est du Tchad. Un état d'esprit qui a conduit à la signature d'un accord, le 31 mai, entre le Tchad, le Soudan et le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

L’accord signé à Khartoum, la semaine dernière, indique que les deux Etats et l’organisme onusien s’engagent à faciliter le retour des réfugiés de chaque pays.

Du côté soudanais, on parle de 8 000 Tchadiens qui cherchent à rentrer. Les autorités soudanaises estiment que près de la moitié des 300 000 réfugiés soudanais du Darfour, installés au Tchad depuis 2003, sont déjà repartis chez eux. Des chiffres que ne confirme pas le HCR qui indique qu’il n’y a que des envies de retour mais pas de passage à l’acte.

Les statistiques, établies pendant les opérations de distribution de nourriture dans les camps, au Tchad, indiquent que le nombre de réfugiés soudanais n’a pas changé, précise le HCR. Par ailleurs, même si les réfugiés soudanais décident de retourner au Darfour, il y a une procédure à suivre.

« Il y a effectivement une procédure pour un rapatriement volontaire organisé. On va collaborer bien sûr avec le gouvernement, en premier lieu, afin de partager les informations et signer ce qu’on appelle « un rapatriement volontaire ». La signature témoigne que la décision de rentrer chez lui est volontaire », explique Edward O'Dwyer, représentant du HCR au Tchad.

Ce processus risque cependant d’être ralenti par la reprise des combats au Darfour, ces derniers jours.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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