HO / Guardia Civil / AFP | Deux migrants découverts par la Guardia Civil cachés dans une voiture qui a forcé le passage à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla, le 17 juin 2017.
HO / Guardia Civil / AFP | Deux migrants découverts par la Guardia Civil cachés dans une voiture qui a forcé le passage à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla, le 17 juin 2017.

Une voiture avec cinq migrants africains à bord a forcé ce samedi 17 juin un poste-frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla. Il s'agit du deuxième assaut à la voiture bélier en deux jours. La veille, une autre voiture avait forcé un poste-frontière avec neuf migrants africains à bord.

Contactée par RFI, la Guardia Civil de Melilla compte trois blessés légers depuis les deux assauts de samedi et vendredi. Si le premier passage en force a été en quelque sorte réussi, le passeur et neuf passagers étant toujours en fuite.

Les passagers et leur conducteur de la voiture bélier de ce matin ont été appréhendés. Seul le « passeur » a lui été mis en détention provisoire et devrait passer devant un juge espagnol ce dimanche. Quant aux migrants, ils sont considérés comme des victimes, assurent les autorités espagnoles. Ils sont actuellement dans un des centres d'accueil de demandeurs d'asile de l'enclave et comparaîtront comme témoins dans l'affaire.

La dernière tentative du genre remonte au 26 mars dernier. La pratique était tombée en désuétude depuis près de 5 ans, les migrants préférant les passages en force groupés sur la barrière grillagée de l'enclave espagnole. Mais le démantèlement du camp de fortune de Gourougou en amont de la frontière côté marocain en 2015 et le durcissement des contrôles semble avoir poussé les candidats au départ à reprendre cette pratique dangereuse.

Le Maroc, qui se montre soucieux de donner un visage humain à sa politique vis-à-vis des migrants subsahariens alors qu'il vient de réintégrer l'Union africaine, avait annoncé cette année une deuxième vague de régularisation massive pour les clandestins. Plus de 18 000 personnes disposent aujourd'hui d'une carte de séjour, mais nombreux sont ceux à ne pas renoncer à gagner l'Europe et à tenter la dangereuse traversée maritime ou terrestre vers les l'Espagne.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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