Crédit : Reuters/J. Solomun
Crédit : Reuters/J. Solomun

Un sommet sur la solidarité pour les réfugiés s’est ouvert ce jeudi à Kampala. Le  pays hôte n’a pas été choisi au hasard puisque l’Ouganda est l'un des pays qui accueille le plus de réfugiés en Afrique.

Le sommet organisé conjointement par l’Ouganda et les Nations Unies vise à mobiliser des fonds pour subvenir aux besoins vitaux de quelques 1,2 millions de refugiés. C’est un sommet destiné essentiellement aux pays riches, aux donateurs au plus haut niveau qui manquent souvent à leurs obligations. Des milliers des refugiés entassés dans les camps au Burundi vivent dans des conditions extrêmement précaires: pas d’eau ni suffisamment de nourriture, souligne un récent rapport de l’ONG Amnesty International.

Agir au plus vite

Si rien n’est fait rapidement, indique le rapport, les populations qui ont fui les violences seront rattrapées par la famine. Malgré cela, jusqu'à 400 000 nouveaux réfugiés pourraient arriver en Ouganda d’ici la fin de l’année. Considéré comme un modèle unique vis-à-vis de sa politique de large ouverture aux refugiés, le gouvernement ougandais a consenti des efforts importants pour intégrer les réfugiés avec notamment l’accès aux services de base comme l’éducation et les soins de santé, mais aussi la liberté de travailler et monter une entreprise. Ce qui pourrait permettre aux réfugiés de contribuer à l’économie ougandaise.
Une vision certes salutaire mais qui commence à peser lourd sur les caisses de l'état ougandais. Au cours de ce sommet de deux jours donc, les deux partenaires, l’Ouganda et l’ONU, espèrent lever quelques 2 milliards de dollars de dons pour supporter l’accueil des réfugiés en 2018. Des réfugiés qui, il faut le rappeler, proviennent de 13 pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale.


Par Fiacre Ndayiragije


Texte initialement publié sur : Deutsche Welle

 

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