Des candidats à la migration au port de Tarifa, le 24 juin 2017. Crédit : AFP
Des candidats à la migration au port de Tarifa, le 24 juin 2017. Crédit : AFP

Samedi 24 juin, 224 migrants ont été recueillis en mer au large du détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l'Espagne. Ils naviguaient à bord de cinq embarcations chargées de plusieurs dizaines de passagers. Quelques subsahariens figurent parmi les migrants sauvés, mais la majorité est de nationalité marocaine et aurait quitté la côte entre Tanger et Assilah. Une nouvelle migration constatée depuis plusieurs jours déjà.

Depuis quelques jours ce sont de nouveaux migrants qui font l'actualité dans le détroit de Gibraltar : des ressortissants marocains. Plusieurs dizaines ont été sauvés samedi après avoir pris la mer entre Assilah et Tanger en direction de l'Espagne à bord de grosses embarcations à moteur.

Ce mouvement a pris de court les associations qui viennent en aide aux migrants comme Caminando Fronteras. « Même les subsahariens nous ont fait part de leur étonnement de voir autant de Marocains prendre la mer », confie sa représentante Helana Maleno pour illustrer la surprise générale.

Parmi ces migrants, on trouve de jeunes hommes qui disent avoir fui la répression dans le Rif, cette région du nord du Maroc secouée par des manifestations de contestation depuis plusieurs mois. Quatre Marocains qui ont réussi à gagner l'Espagne ont d'ailleurs déjà demandé l'asile en dénonçant les arrestations opérées dans les environs d'Al Hoceima ces dernières semaines.

Selon Helena Maleno, la météo clémente qui a prévalu cette semaine a probablement été aussi un des déclencheurs de cette nouvelle vague d'immigration.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 3 000 personnes ont atteint l'Espagne par la mer entre le 1er janvier et le 30 avril. Au moins 59 auraient péri dans leur trajet.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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