Massif montagneux de Tezirzaït dans le désert de Ténéré au Niger. Crédit : Getty Images / Frans Lemmens
Massif montagneux de Tezirzaït dans le désert de Ténéré au Niger. Crédit : Getty Images / Frans Lemmens

Au Niger, le même scénario dramatique qu’il y a une dizaine de jours dans vient de se reproduire. Dans le désert, un groupe de migrants a été abandonné par ses passeurs. Ce sont 52 corps qui ont été retrouvés près de Dirkou, dans le nord-est du pays.

C’est un groupe de plusieurs dizaines de migrants clandestins à bord de trois véhicules tout terrain, des pick-up, qui ont été localisés tout près du puits de l’Espoir. Un puits situé entre la ville garnison de Dirkou et l’oasis de Séguédine, plus précisément, à environ cinq kilomètres de la frontière libyenne.

Sur les 75 migrants supposés être dans les trois véhicules pick-up, seuls 23 d’entre eux ont été sauvés, le reste a été porté disparu, soit un total de 52 migrants morts. Selon des témoignages recueillis auprès des rescapés, le groupe de migrants abandonné par leurs passeurs est resté quatre jours sans eau. Les 23 rescapés ont été donc été retrouvés assoiffés et désorientés non loin du puits de l’Espoir par une patrouille de l’armée nigérienne.

Selon le ministre d’Etat chargé de l’Intérieur, Mohamed Bazoum, 15 autres migrants sont portés disparus, cette fois-ci dans l’Aïr, tout près de la cité de Tabelot. Depuis quelque temps, selon le ministre, les contrôles routiers se sont intensifiés sur tous les axes dans le désert, et les passeurs, de crainte qu’ils ne soient arrêtés et de voir leurs véhicules confisqués par l’Etat, ont changé de stratégie. Ils échappent ainsi à tout contrôle en navigant hors-piste, pour enfin abandonner leurs passagers en plein désert, tout en leur signifiant que la frontière libyenne est toute proche.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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