Mardi 4 juillet, le feu s’est déclenché dans un camp de réfugiés près de Bar Elias, au Liban. Crédit : Reuters
Mardi 4 juillet, le feu s’est déclenché dans un camp de réfugiés près de Bar Elias, au Liban. Crédit : Reuters

Entre dimanche 2 et mardi 4 juillet, deux incendies d’ampleur ont frappé des camps de l’est du Liban, tuant deux personnes et en blessant des dizaines d’autres. Selon le HCR, le risque d’incendie est important dans ces camps informels et non-officiels où les Syriens ont afflué depuis le début de la guerre dans leur pays.

En trois jours, ce sont deux incendies qui ont frappé des camps de réfugiés syriens au Liban. Mardi 4 juillet, le feu s’est déclenché dans un camp de réfugiés près de la localité de Bar Elias, dans l'est du Liban, tuant une fillette de 7 ans. Sept autres personnes ont été blessées et évacuées vers des hôpitaux du secteur. Vingt-deux tentes ont été détruites sur les 185 du camp.

Dans la même région de la Bekaa, un gigantesque feu avait déjà fait dimanche un mort et six blessés dans un camp de Qab Elias, et provoqué l’évacuation de quelque 700 réfugiés.

Plus d'un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011, soit l'équivalent du quart de la population du pays du Cèdre.

Nombre d'entre eux vivent dans des camps de tentes informels et surtout non officiels dans la plaine de la Bekaa (est).

Des camps qui ne sont pas aux normes

"Le Liban ne veut pas établir de camps officiels par peur de rendre la situation pérenne, et du coup les camps existants ne sont pas aux normes de sécurité, ce qui augmente les risques en matière d’incendie", indique à Infomigrants Dana Sleiman, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour le Liban.  Les distances minimales de deux mètres entre les tentes ne sont par exemple pas toujours respectées explique-t-on au HCR.

Le risque d’incendie est important, souligne Dana Sleiman. "L’été, il fait très chaud et les matériaux des tentes sont parfois inflammables. Mais le risque est aussi présent l’hiver, quand les réfugiés allument des foyers dans leurs habitations", poursuit-elle.

Les récents incendies au Liban ont été provoqués par des câbles électriques, selon le HCR. L’instance, présente dans ces camps avec d’autres organisations humanitaires, distribue des extincteurs, des couvertures non-inflammables et monte des ateliers de prévention pour donner la marche à suivre en cas d’incendie ou encore les mesures à mettre en place pour sécuriser les tentes.

Le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) assurent de son côté qu’il oeuvre pour la reconstruction rapide du camp de Qab Elias, publiant des photos montrant des hommes déchargeant des piquets en bois d'un camion et montant des tentes bleues. "Aujourd’hui mercredi, trente tentes étaient déjà remontées sur les 87 qui ont brulé dimanche dans ce camp. Nous espérons que les deux camps seront remis en l’état et que toutes les familles pourront être relogées d’ici au vendredi 7 juillet", détaille Tatiana Audi, responsable de la région de la Bekaa pour le HCR .

 


 

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