Des larmes coulent sur les joues de François Blanchet qui a accueilli Marta Tsurkan pendant quatre mois chez lui à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée. Crédit : RFI
Des larmes coulent sur les joues de François Blanchet qui a accueilli Marta Tsurkan pendant quatre mois chez lui à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée. Crédit : RFI

Arrivés il y a tout juste quatre mois grâce à l'Association des joyeux petits souliers d'Ukraine, 48 réfugiés sont partis jeudi 7 juillet de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, en direction de Lviv en Ukraine. Si le pays est toujours engagé dans une violente guerre, certains rentrent parce que leurs proches sont blessés, ou encore pour aider sur place. 

FRANCE/UKRAINE _Enrobé Ces ukrainiens qui rentrent au pays


De notre correspondant à Nantes, Matthieu Bonhoure

Sur le même parking où ils sont arrivés il y a quatre mois, les réfugiés reviennent avec leurs valises bien remplies - cinq rien que pour Solomiya. Elle repart en Ukraine avec sa fille de 10 ans, Darina, et sa sœur jumelle, Yarina. "Là-bas, c’est notre maison, ce sont nos amis, c’est notre famille... On va reprendre notre travail", explique Solomiya.

Sa sœur Yarina a découvert ici qu’elle était enceinte. Son mari est resté en Ukraine. Les deux jumelles ont donc décidé de revenir à Lviv. "J’espère que tout va bien et que ça reste calme, qu’on puisse travailler comme d’habitude."

>> À (ré)écouter : La nouvelle vie de réfugiées ukrainiennes en France

Des au revoir émouvants

Pierre a accueilli ces deux sœurs pendant quatre mois, il aide à charger les valises, avec beaucoup d’émotion. "Ça fait bizarre, elles font partie de la famille. C’est comme si vos enfants partaient, tout simplement. C’est un peu la même chose", dit le Vendéen, la gorge nouée. A-t-il peur de les voir repartir ? "Totalement", répond-il de manière catégorique. "Moi, je n’étais pas d’accord pour qu’elles partent..."

C’est l'heure, le bus doit partir, les larmes coulent sur les joues des réfugiés et des familles d’accueil.

"Merci pour tout. Au revoir Charlotte !", adresse une réfugiée à une fillette, les larmes aux yeux. Charlotte a justement donné son doudou à Solemiya, une petite fille ukrainienne qui a passé quatre mois chez elle. Les deux vont prendre des leurs nouvelles avec des appels en visio tous les soirs, espère la petite Charlotte.

 

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