Image d'illustration de policiers à Bruxelles, en Belgique. Crédit : Reuters
Image d'illustration de policiers à Bruxelles, en Belgique. Crédit : Reuters

Cinq ressortissants afghans âgés d’une vingtaine d’années sont soupçonnés d’avoir exploité des migrants originaires de leur pays et du Pakistan en exigeant qu’ils participent à un trafic de stupéfiants pour régler leur voyage. Ils ont été écroués en Belgique, a annoncé mercredi le parquet d’Anvers.

Une opération de police a ciblé mardi 19 juillet la branche belge d’un réseau de passeurs afghans qui acheminait clandestinement en Europe des migrants, par voie terrestre ou maritime, a indiqué le lendemain le parquet d’Anvers dans un communiqué.

Une fois en Belgique, ces exilés afghans et pakistanais étaient contraints de rembourser les dettes liées à leur voyage en se livrant à "des activités illégales parmi lesquelles la revente de drogues", souligne le parquet.

Le nombre de victimes présumées n’a pas été précisé.

TikTok comme lieu d'échanges

Selon les premiers éléments de l’enquête, ouverte fin 2021, les accusés présumés, âgés de 22 à 29 ans, utilisaient principalement le réseau social TikTok pour communiquer. C’est l’interception de messages sur cette plateforme qui a permis d’identifier et de localiser les trafiquants.

Mardi matin, sur ordre du juge d’instruction chargé de l’enquête, neuf perquisitions ont été menées à Anvers, Lierre et Lommel, en Belgique néerlandophone (nord). Six suspects ont été interpellés. Parmi eux, un a été remis en liberté après sa comparution devant le juge, tandis que les cinq autres ont été inculpés et écroués.

>> À (re)lire : Démantèlement d’un réseau de passeurs dans cinq pays européens

Le Belgique est un lieu de passage pour nombre de migrants désireux de rejoindre d’autres pays comme l’Angleterre. Plusieurs passeurs utilisent par ailleurs le sol belge comme base arrière, pour notamment stocker du matériel.

Début mai, un ressortissant iranien a été arrêté à Londres après une enquête menée conjointement par le Royaume-Uni et la Belgique. Il est soupçonné d’être à la tête de "l’un des plus importants réseaux criminels impliqués dans la fourniture de bateaux à des passeurs". Les embarcations, en provenance de Turquie, étaient acheminées vers l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, avant de prendre la mer depuis les côtes du littoral nord français.

 

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