L'OIM a annoncé, jeudi 14 juillet 2022, avoir secouru 44 migrants ouest-africains dans le désert, au nord-ouest du Niger. Crédit : OIM
L'OIM a annoncé, jeudi 14 juillet 2022, avoir secouru 44 migrants ouest-africains dans le désert, au nord-ouest du Niger. Crédit : OIM

L'Organisation internationale des migrations a secouru la semaine dernière cinquante migrants ouest-africains, dont des femmes et des enfants, en détresse dans le désert nigérien, près de la frontière avec la Libye. "Ils n'avaient plus les moyens de continuer leur voyage et ont sollicité notre soutien pour rentrer", a indiqué l'OIM.

Le drame a été évité de justesse. L'Organisation internationale des migrations (OIM) a indiqué avoir secouru, la semaine dernière, 50 migrants ouest-africains qui étaient "bloqués" dans le nord désertique du Niger, près de la frontière avec la Libye.

"La plupart (des migrants) revenaient de Libye. Certains étaient en route pour la Libye mais n'avaient plus les moyens de continuer leur voyage, et ils ont sollicité notre soutien pour rentrer", a expliqué à l'AFP Aïssatou Sy, responsable de l'Information du bureau de l'OIM à Niamey, mardi 13 septembre.

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Les 50 migrants - dix enfants, trois femmes et trente-sept hommes "vulnérables et en détresse" - se sont retrouvés "bloqués" à Dirkou "après un périple migratoire périlleux à travers le désert du Niger", précise l'organisation dans un communiqué. Dirkou, située dans la région d'Agadez, où se trouvent des réseaux de passeurs, est un point de passage incontournable pour le trafic de migrants et une des dernières étapes pour entrer en Libye voisine.

On dénombre parmi eux 49 ressortissants du Nigeria et un Camerounais qui ont été acheminés par un vol humanitaire onusien à Agadez, où l'OIM dispose d'un important centre d'accueil pour migrants, souligne l'agence onusienne.

Véhicules en panne, migrants laissés à l'abandon

Les opérations de sauvetage de migrants sont régulières dans le désert hostile du Sahara, surtout vers la Libye. Selon les autorités de la ville, il est fréquent que des véhicules transportant des migrants tombent en panne dans le désert, ou que les passeurs se perdent ou abandonnent leurs passagers par crainte des barrages ou des patrouilles militaires. Certains migrants meurent de déshydratation.

Plusieurs témoignages, recueillis par InfoMigrants, font état de ce genre de pratiques. Au printemps 2021, Aboubacar, un migrant guinéen, avait expliqué avoir survécu à une traversée cauchemardesque : lui et son groupe s’étaient retrouvés livrés à eux-mêmes dans le désert, sans rien à manger, après avoir été abandonnés par leurs passeurs.

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Fin juin, dix migrants clandestins avaient été retrouvés morts, selon l'armée nigérienne qui avait découvert leurs corps sommairement enterrés dans des fosses près de Dirkou.

Dans le but de décourager les passeurs, Niamey avait pourtant voté en 2015 une loi érigeant en crime le trafic de migrants, passible de peines pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison. Mais malgré cette mesure, des migrants empruntent "de nouvelles routes plus dangereuses" pour entrer en Libye, selon une source sécuritaire.

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"Le flot de clandestins passant par ici a baissé, mais il n'a nullement tari", a récemment assuré à l'AFP un ex-passeur basé à Agadez. Selon l’OIM, la traversée du Sahara est considérée comme la plus dangereuse au monde. En 2021, 161 décès y ont été enregistrés. Beaucoup d’autres restent non enregistrés. 

 

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