Un camp de fortune de réfugiés en Algérie. Crédit : France 24
Un camp de fortune de réfugiés en Algérie. Crédit : France 24

Comme annoncé mardi, le gouvernement algérien a repris mercredi ses opérations d’expulsions de migrants nigériens, a indiqué le Croissant-Rouge.

"Les opérations ont déjà commencé". À peine 24 heures après l’annonce du gouvernement, la reprise des opérations d’expulsions de migrants Nigériens, qualifiées par les autorités algériennes de "rapatriement", ont démarré. Les responsables du Croissant-Rouge, en charge de ces "retours", doivent agir dans l’urgence. "Nous nous occupons de la logistique", a indiqué l’un d’entre eux à Reuters, sous couvert d’anonymat.

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L'Algérie procède régulièrement au renvoi de migrants originaires de pays d'Afrique sub-saharienne, dont le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Certains de ces migrants viennent en Algérie dans l’espoir d’y trouver un emploi, tandis que d'autres sont uniquement de passage et tentent de gagner l'Europe via la Libye. Les deux pays possèdent une frontière commune d'un millier de kilomètres.

"Dans l'objectif de mieux faire face au phénomène de l'immigration irrégulière et lutter contre les réseaux de traite des personnes, les autorités algériennes ont décidé, en étroite coordination avec leurs homologues nigériens, de la reprise, à compter du 1er août 2017, des opérations de rapatriement de ressortissants nigériens en situation irrégulière en Algérie", avait annoncé Benali Cherif, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, dans une déclaration à l'agence de presse APS plus tôt cette semaine.

Des milliers de migrants en nombre inconnu

Le nombre de Nigériens en situation irrégulière concernés par ces reconduites dans leur pays d’origine n’a pas été précisé par les autorités. Il n'existe, en outre, aucune statistique officielle sur le nombre de migrants africains établis en Algérie. Certaines estimations font état d’environ 100 000 personnes, d’après Reuters.

Le Premier ministre algérien, Abdelmadjid Tebboune, a présenté début juillet un plan visant à accorder des permis de séjour et de travail à des migrants pour pallier une pénurie de main d'œuvre dans les secteurs de l'agriculture et du bâtiment. Une initiative vivement critiquée par d'autres responsables algériens qui estiment que des migrants constituent une menace pour la sécurité de l'Algérie.

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