Des migrants recueillis sur l'Aquarius. Crédit : Boualem Rhoubachi
Des migrants recueillis sur l'Aquarius. Crédit : Boualem Rhoubachi

Le gouvernement français a annoncé que des centres africains d’examen des demandes d’asile (hotspot) verront le jour au Niger, plutôt qu’en Libye comme l’avait évoqué le président fin juillet. Le Tchad est également envisagé.

Exit la Libye, c’est au Niger que les centres d’examen des demandes d’asile (hotspot) voulus par Emmanuel Macron seront créés afin de mieux gérer, en amont, les flux de migrants qui traversent la Méditerranée. "L'idée, c'est de le faire au Niger, peut-être au Tchad", a indiqué la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, lors d’une interview mercredi sur franceinfo.

"Ça n'est évidemment pas aujourd'hui en Libye, compte tenu de la situation qui prévaut dans ce pays, qu'on va pouvoir le faire dans des conditions de sécurité et de respect de la personne satisfaisantes", a-t-elle expliqué, rejoignant des propos tenus par Gérard Collomb quelques jours plus tôt. Le ministre de l’Intérieur avait déjà prévenu, dans une interview au Journal du Dimanche, que la Libye n'était pas suffisamment stable accueillir des centres d'examen. La situation est particulièrement risquée dans ce pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

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L’objectif de ces futurs "hotspot", qui pourraient ouvrir avant la fin de l’été, est de faire le tri entre les réfugiés et les migrants économiques non éligibles à l’asile. Emmanuel Macron avait expliqué vouloir ainsi "éviter aux gens de prendre des risques fous" lors des traversées en mer. Il souhaitait alors que ces centres soient notamment implantés en Libye, véritable plaque tournante des migrants. Ils sont, depuis janvier seulement, plus de 85 000 à y avoir transité avant d’arriver en Italie, selon les chiffres de l'Organisation internationale pour les migrants (OIM).

Critiqué ces dernières semaines pour sa politique d'accueil et de gestion des migrants, le gouvernement français a annoncé la création de 12 500 nouvelles places d'hébergement sur deux ans, pour les réfugiés et les demandeurs d'asile. Une réduction des délais de traitement des demandes d'asile de quatorze à six mois est également promise.

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