Un enfant réfugié reçoit un vaccin à Berlin.
Un enfant réfugié reçoit un vaccin à Berlin.

Tous les réfugiés qui arrivent en Allemagne ont le droit à des soins médicaux. Mais les infrastructures et les services auxquels ils ont accès sont limités - au moins pour les 15 premiers mois.

À partir du moment où ils posent le pied en Allemagne, les réfugiés sont pris en charge par des médecins qui déterminent en premier lieu s’ils sont éventuellement porteurs d’une maladie contagieuse. Un radiologue examine aussi leurs poumons. Pour les personnes de moins de 15 ans et les femmes enceintes, des tests sanguins et cutanés sont effectués.

Dans le cas où ils ont des ennuis de santé, les demandeurs d’asile sont couverts. S’ils sont atteints d’une maladie grave, qu’ils souffrent d’une blessure ou ont des douleurs, les médecins délivrent les soins nécessaires. Outre ces services d’urgence, le personnel soignant évalue aussi au cas par cas dans quelle mesure une prise en charge médicale est nécessaire pour garantir la santé du patient. Les femmes enceintes ou allaitantes par exemple reçoivent la totalité des prestations : sage-femme, médicaments et pansements compris.

Ceci étant, il existe des lois qui réglementent les prestations auxquelles ont droit les demandeurs d’asile. Ces lois déterminent à quels services de santé ils ont accès. Ainsi, dans les 15 premiers mois qui suivent leur arrivée en Allemagne, les réfugiés obtiennent moins de prestations que les personnes assurées légalement. Les opérations de chirurgie dentaire, par exemple, sont autorisées que si elles absolument nécessaires, pour des raisons médicales.

À l’issue de cette période de 15 mois, les demandeurs d’asile ont accès à la même couverture santé que les bénéficiaires d’aides sociales. Ils doivent reverser un pourcentage de leur revenu – généralement l’aide de l’État – à leur caisse maladie. Le montant reversé équivaut à environ 2% de leur revenu de base annuel. Celui-ci tourne autour de 4 800 euros, soit un peu plus de 400 euros par mois. Les personnes atteintes d’une maladie chronique et qui sont soumises à un traitement sur le long terme, doivent reverser 1% de leur revenu annuel.

Qui est responsable des soins de santé ?

À leur arrivée en Allemagne, les demandeurs d’asile dépendent des états régionaux pour ce qui est de leur santé. Ils doivent séjournent dans les centres d’accueil et dans les foyers gérés par l’Etat. A partir du moment où le demandeur d’asile est assigné à une municipalité précise, ce sont les communes qui prennent la relève.

Pour pouvoir se rendre chez le docteur, les réfugiés ont besoin d’un justificatif appelé "Berechtigungsschein" ou "Behandlungsschein". Il s’agit d’un formulaire que l’on peut obtenir soit auprès des autorités qui gèrent le centre d’accueil, soit auprès des services sociaux compétents. Il permet de valider la nécessité de l’examen médical et de préciser l’étendue de la prestation. En règle générale, le formulaire est valable pour la totalité du trimestre – soit trois mois – et il peut être utilisé également auprès des services d’urgence.

Les réfugiés peuvent se rendre chez un médecin de leur choix, du moment que ce dernier est habilité à les soigner. C’est ce médecin qui décidera du traitement à suivre ou qui enverra si besoin le patient chez un autre spécialiste. Si des médicaments sont prescrits, le patient peut aller les chercher en pharmacie sans coût supplémentaire.

Dans certaines régions, Berlin par exemple, les autorités délivrent dès que possible après l’arrivée des réfugiés, des cartes d’assurance maladie. Elles permettent aux nouveaux arrivants d’accéder au système de soins au même titre que n’importe quelle autre personne morale. Cela dit, une carte d’assurance maladie ne peut être émise qu’à partir du moment où les réfugiés vivent dans les communes. Celles-ci signeront ensuite un contrat avec les différentes caisses maladie afin que les cartes puissent être délivrées. Les réfugiés ne peuvent pas choisir leur caisse maladie.

Source : Centrale des consommateurs de la Rhénanie du Nord-Westphalie. Pour des informations en allemand, cliquez sur ce lien 

 


 

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