JORGE GUERRERO / AFP | Un groupe de migrants se repose après avoir été sauvé des eaux dans le port de Tarifa, le 16 août 2017.
JORGE GUERRERO / AFP | Un groupe de migrants se repose après avoir été sauvé des eaux dans le port de Tarifa, le 16 août 2017.

Depuis le début de l'été, les autorités espagnoles assistent à une arrivée exceptionnelle de migrants en provenance du Maroc. En plus de six mois, l'Office international des migrations (OIM) a recensé 9 000 personnes débarquées sur les plages. A Tarifa, dans le sud de l'Espagne, deux embarcations de migrants se sont échouées en une journée sur les plages, ce jeudi 24 août.

Avec notre envoyé spécial à Tarifa,  Benjamin Delille

Les garde-côtes de Tarifa ont sauvé 48 migrants ce jeudi. Ils étaient répartis sur trois bateaux différents et ils sont arrivés en deux temps.

Vers midi, un premier groupe de 14 personnes a débarqué, tous des hommes, des adultes, originaires de Côte d’Ivoire et de Gambie. Ils étaient transis de froid malgré les grandes serviettes que leur ont fournies les garde-côtes. Deux d’entre eux semblaient s’être cassé la jambe pendant le trajet et avaient du mal à marcher.

Ce premier groupe a quitté Tanger vers 1h du matin. Ils sont restés 8 heures à la dérive avant d’être sauvés par les garde-côtes. Ils étaient à bord d’un zodiaque et d’un petit bateau gonflable acheté sur une plage du Maroc.

Une heure et demie plus tard, un autre bateau des garde-côtes a déposé 34 migrants subsahariens, dont 10 femmes et quelques mineurs. Ceux-là s’étaient tous massés sur le même bateau. Et malgré l’épuisement, ils semblaient moins affaiblis que ceux qui les ont précédés.

Tous ont été soignés et nourris par la Croix-Rouge de Tarifa. Les blessés ont ensuite été transférés à l’hôpital. Quant aux autres, du moins les adultes, ils ont été transférés par la police nationale directement dans le centre d’internement des étrangers d’Algésiras.

Texte initialement publié sur : RFI

 

Et aussi