Angela Merkel, invitée de la Wahlarena (DW)
Angela Merkel, invitée de la Wahlarena (DW)

La chancelière allemande a promis qu’elle s’opposerait à l’idée d’un quota maximum concernant le nombre de réfugiés accueillis en Allemagne. A quelques jours des législatives, la déclaration a de quoi mécontenter ses alliés la CSU.

En début de semaine, la chancelière allemande Angela Merkel a affirmé devant des électeurs qu’un quota maximum pour les réfugiés n’était pas la solution. Elle a promis qu’elle s’opposerait à une telle politique. Cette position, défendue par la candidate de l’Union chrétienne démocrate (CDU), tranche clairement avec celle de l’Union chrétienne démocrate (CDU).

S’adressant à un panel de 150 citoyens allemands lors de l’émission télévisée "Wahlarena" (arène politique), Angela Merkel a clairement rejeté l’appel de la CSU qui exige que le nombre d’arrivées de demandeurs d’asile soit limité à 200.000 par an.

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Depuis qu’Angela Merkel a décidé de s’engager dans une politique de porte ouverte vis-à-vis des nouveaux arrivants, la question migratoire a creusé un véritable fossé entre les deux unions chrétiennes. Si le programme électoral commun de la CDU et de la CSU n’évoque pas le quota maximum, celui-ci figure dans ce que la CSU appelle son "programme bavarois".

Angela Merkel qui brigue un quatrième mandat participait pour la quatrième fois à la "Wahlarena," une émission au cours de laquelle les candidats doivent répondre à des questions du public qui se veut un échantillon d’électeurs représentatifs.

La semaine prochaine, c’est le rival d’Angela Merkel, le social-démocrate Martin Schulz  qui devra se prêter au jeu.

Question sensible

Alors que la chancelière a reçu de nombreuses éloges au cours de l’émission, une question en particulier a failli faire dérailler la soirée.

Pour en savoir plus : L'ennuyeux duo télé Merkel-Schulz 

Un électeur du Land de Thuringe a pris la parole pour déclarer qu’il ne comprenait pas pourquoi des nationalistes syriens auraient le droit de demander l'asile à l'Allemagne sous prétexte qu’ils ont refusé de combattre au sein des forces armées du président Assad. "Si nous grands-parents avaient fait la même chose en 1945, l’Allemagne n’existerait quasiment plus", lance-t-il.

Sa question énerve visiblement une partie du public mais Angela Merkel reste calme. Elle rappelle que Bachar al-Assad est un dictateur déterminé à éliminer ses propres troupes et rappelle "l’urgence humanitaire" qui l’a motivée à ouvrir les frontières en 2015.

Puis, s’adressant au public qui a hué l’électeur, Angela Merkel dit qu’il est important que cet homme puisse exprimer son opinion et ses inquiétudes. Elle s’abstient en revanche de tout commentaire concernant la comparaison avec la Seconde Guerre mondiale.

Durant la soirée, la chancelière a également exposé ses positions sur un certain nombre de questions clefs de politique intérieure comme les frais de garde pour les enfants, le régime des retraites ou encore les soins médicaux.

dm/kms (dpa, AFP)

Première publication : 12 septembre 2017

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 (Source: dw.com)

 

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