Les Baroudeurs de L'Espoir vont financer une unité éducative mobile pour les enfants syriens réfugiés dans l'est du Liban. Crédit : Sonia Grieco/Amel
Les Baroudeurs de L'Espoir vont financer une unité éducative mobile pour les enfants syriens réfugiés dans l'est du Liban. Crédit : Sonia Grieco/Amel

27 personnes se sont lancées du 15 au 18 septembre à l’assaut du Djebel Toubkal, dans le Haut-Atlas. Leur ascension a permis à l’association Les Baroudeurs de L’Espoir de récolter plus de 120 000 euros destinés à la scolarisation de centaines d’enfants syriens réfugiés dans l’est du Liban.

Gravir des sommets pour l’éducation des enfants syriens réfugiés au Liban. Du 15 au 18 septembre dernier, 27 personnes ont relevé ce défi et se sont lancées à l’assaut du Djebel Toubkal, le plus haut sommet de la chaîne du Haut-Atlas, au Maroc. Le but de l’opération était de récolter des fonds pour l’association Les Baroudeurs de L’Espoir. 

Chaque participant à cette opération baptisée Amalia Toubkal (de "amal" qui signifie espoir en arabe) avait au préalable ouvert une page de collecte de fonds et s’était engagé à récolter au moins 2000 euros, en faisant appel à la générosité de particuliers mais aussi aux dons d’entreprises. "Pendant 6 mois, les baroudeurs ont collecté de l’argent auprès de leur entourage. Près de 125 000 euros ont été collectés en 4 mois", se réjouit Diane Antakli, présidente des Baroudeurs de l’espoir.

27 baroudeurs se sont lancés à l'ascension du Djebel Toubkal pour récolter des fonds destinés à l'éducation des enfants syriens. Crédit : Les Baroudeurs de L'Espoir

Créée en 2014 par un groupe de cinq amis révoltés par les ravages de la guerre en Syrie, l’association a notamment participé au financement d’actions humanitaires et éducatives en Syrie et au Liban. Depuis trois ans, elle récolte des fonds par le biais d’événements sportifs mais aussi grâce à des appels aux dons sur les réseaux sociaux et en faisant appel au mécénat d’entreprises. Les Baroudeurs de L’Espoir se sont d’abord associés aux Maristes bleus d’Alep, une communauté qui compte une centaine de bénévoles laïques, chrétiens et musulmans et qui vient en aide aux habitants d’Alep. Les fonds récoltés avaient alors servi à distribuer des kits d’hygiène et de la nourriture.

"Sans éducation, leurs enfants seront une génération perdue"

Désormais, c’est sur la question de la scolarisation des enfants que souhaitent se concentrer les Baroudeurs de l’espoir. Et les besoins sont immenses au Moyen-Orient : "13 millions enfants ont encore été privés de rentrée scolaire cette année au Liban, en Syrie et en Irak", rappelle Diane Antakli, présidente des Baroudeurs de l’espoir.

Au Liban également, l’association a noué un partenariat avec des acteurs humanitaires locaux bien établis, l’association libanaise Amel, créée en 1979, pour les aider à financer un projet d’unité éducative mobile à l’ouest de la Bekaa. 

Dans cette plaine qui s’étend à l’est du Liban, au-delà de la chaîne du Mont Liban, les Baroudeurs sont allés à la rencontre des réfugiés syriens qui vivent depuis des années dans des camps informels. "Nous leur avons demandé de quoi ils avaient le plus besoin. Tous nous ont répondu qu’ils souhaitaient que leurs enfants reprennent le chemin de l’école car, sans éducation, leurs enfants seront une génération perdue", explique Diane Antakli.

L’unité mobile éducative d’Amel permettra de rescolariser 800 enfants, âgés de 3 à 17 ans, tandis que 250 enfants à Alep de 3 à 13 ans reprendront le chemin de l’école grâce aux fonds collectés lors de l’opération Amalia Toubkal.

Pour le moment, Les Baroudeurs de l’espoir n’envisagent pas de se lancer dans de nouveaux projets. "Aujourd’hui nous souhaitons pérenniser nos projets avec les Maristes bleus et avec Amel avant de nous lancer dans d’autres actions", conclut la présidente de l’association.


 

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