REUTERS/Muhammad Hamed | De jeunes réfugiés syriens dans le camp de Zaatari, en Jordanie, près de la frontière syrienne, le 1er février 2016.
REUTERS/Muhammad Hamed | De jeunes réfugiés syriens dans le camp de Zaatari, en Jordanie, près de la frontière syrienne, le 1er février 2016.

La Jordanie a ouvert ses frontières aux réfugiés syriens. Plus d'un million d'entre eux sont arrivés ces dernières années sur le territoire du royaume hachémite. Mais le pouvoir jordanien, aujourd'hui, renverrait des centaines de réfugiés en Syrie dans des régions instables où ils encourent des risques. Des accusations sérieuses portées par l'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch.

Avec notre correspondant à Amman,  Jérôme Boruszewski

Des expulsions collectives, des familles entières reconduites à la frontière sans motif, sans explication, voilà ce que décrit l'association Human Rights Watch. Sur les cinq premiers mois de l'année, deux mille réfugiés syriens auraient été renvoyés dans leur pays d'origine.

D'après l'organisation, les autorités jordaniennes ne se seraient pas préoccupées de savoir si ces réfugiés couraient des risques dans leur pays d'origine. Elles n'auraient pas donné la possibilité aux expulsés de contester la décision de refoulement devant la justice locale.

Ces expulsions se sont multipliées après que la Jordanie a été frappée par deux attaques revendiquées par le groupe Etat islamique, l'une à la frontière nord du pays mi-2016, l'autre dans la ville de Karak, fin 2016. Deux attaques qui ont entraîné la mort de vingt-six personnes. Mais les autorités jordaniennes n'ont pas apporté la preuve que ceux qui ont été refoulés en Syrie ces derniers mois étaient liés à des activités terroristes, accuse encore Human Rights Watch.

De son côté, le gouvernement jordanien assure respecter le droit international et organiser le retour des réfugiés sur la base du volontariat.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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