REUTERS/Costas Baltas | Des migrants dans un camp improvisé sur l'île de Samos, en Grèce, le 20 octobre 2017.
REUTERS/Costas Baltas | Des migrants dans un camp improvisé sur l'île de Samos, en Grèce, le 20 octobre 2017.

Depuis quelques semaines, des images de réfugiés dormant dans de petites tentes dans la boue ont à nouveau fait leur apparition sur les écrans de télévision en Grèce. Les hotspots, ces centres d’enregistrement et de premier accueil qui se trouvent sur les îles de l’est de la mer Egée, sont pleins. Plus de 11 800 personnes pour 5 500 places. Le ministre grec de l’Immigration a mis en cause le nombre d’arrivées en augmentation. Beaucoup moins que les 5 000 par jour au plus fort de la crise, mais tout de même environ 200 quotidiennement. Il a présenté son plan pour l'hiver, mais pour lui, la difficulté principale est de négocier avec les autorités et la population locale.

Avec notre correspondante à Athènes,  Charlotte Stiévenard

Lors d’une conférence de presse, le ministre grec de l’Immigration Yannis Mouzalas a expliqué qu’en septembre il avait proposé aux maires d’agrandir les centres d’enregistrement et d’accueil sur les îles.

« Le plan pour celui de Moria à Lesbos était qu’au lieu de 1 800 places, on construise un autre camp à côté ou plus loin pour en accueillir 1 800 autres. Et la même chose à Samos où il y a un camp de 800 places. On voulait y construire un camp pour accueillir 1 500 à 1 600 personnes. Et sur toutes les îles, nous voulions avoir des petits centres de pré-départ, mais fermés, de rétention donc », a-t-il déclaré.

En cas d’urgence, des bateaux pourraient également être mis à disposition et les hôtels ont été contactés pour fournir des chambres.

Les autorités locales ont vivement montré leur opposition à ce plan et demandent une solution viable. Yannis Mouzalas veut néanmoins le maintenir, car il estime que l’autre solution - envoyer les réfugiés vers le continent - ne donne pas le bon signal.

Selon lui, en octobre près de 2 800 personnes vulnérables ont été transférées, mais ce chiffre a été contrebalancé par l’arrivée de 4 000 autres. Et le nombre de renvois en Turquie, critiqués par les organisations de défense des droits de l’homme, est au plus bas.

(Re) lire : Migrants en Grèce: situation alarmante dans les hotspots à l’approche de l’hiver

Texte initialement publié sur : RFI

 

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