Des réfugiés ont manifesté à Athènes mercredi 1er novembre pour protester contre la lenteur des procédures de regroupement avec leurs proches en Allemagne. Crédit : Reuters
Des réfugiés ont manifesté à Athènes mercredi 1er novembre pour protester contre la lenteur des procédures de regroupement avec leurs proches en Allemagne. Crédit : Reuters

Plusieurs réfugiés, principalement des femmes et des enfants syriens, ont manifesté mercredi 1er novembre devant le Parlement grec à Athènes, pour protester contre la lenteur des procédures de regroupement avec leurs proches, installés en Allemagne. Certains disent avoir entamé une grève de la faim.

"Où est ma mère ? Où est mon père", pouvait-on lire sur une pancarte tenue par une jeune réfugiée mercredi 1er novembre lors d’une manifestation à Athènes, en Grèce. Comme elle, plusieurs réfugiés, principalement des femmes et des enfants syriens, ont planté leur tente devant le Parlement grec pour manifester contre les retards dans l’application du regroupement familial pour rejoindre leurs proches en Allemagne.

Certains d’entre eux - qui sont en Grèce depuis près d’un an - disent même avoir entamé une grève de la faim.

Les demandes d’asile, de regroupement ou de réinstallation au sein de l’Union européenne (UE) peuvent prendre des mois, selon les manifestants. "Je n’ai pas vu mon mari et mon enfant depuis un an et neuf mois", déplore Dalal Rashou, une Syrienne de 32 ans dont le mari et un de ses cinq enfants se trouvent en Allemagne. "Il me manque et chaque jour passé ici en Grèce me fait pleurer. Je ne veux pas rester ici, je veux retrouver mon mari", souffle-t-elle.

>> À lire : Comment demander le regroupement familial en France ? 

"Nos liens sont plus forts que vos arrangements illégaux"

Sur une autre banderole brandie par une femme, on pouvait également lire : "Nos liens sont plus forts que vos arrangements illégaux". Le slogan fait référence à des accords passés entre certains États membres de l’UE : la presse grecque a en effet révélé qu’Athènes et Berlin avaient officieusement convenu en mai dernier de freiner les mesures de regroupement familial. Des allégations démenties par les autorités grecques : "Ce que nous avons réussi à faire en matière de regroupement familial, c’est en fait une augmentation de près de 27% cette année par rapport à l’année précédente, mais malgré cela nous sommes accusés de vouloir les suspendre et de conclure des accords pour les réduire", a déclaré le ministre grec de l’Immigration, Yannis Mouzalas.

Berlin a de son côté assuré à la Grèce que les réfugiés dont les demandes ont été acceptées pourront se rendre en Allemagne même s’il y a des retards.

Environ 60 000 réfugiés et migrants, majoritairement syriens, afghans ou irakiens, sont retenus en Grèce depuis le blocage de la "route des Balkans".

D’après Yannis Mouzalas, 214 migrants sont arrivés en moyenne chaque jour en Grèce au cours du mois de septembre, contre 156 en août et 87 en juillet. 

>> À lire : les reportages d'InfoMigrants en Grèce (épisodes 123456)
 

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