RFI / François-Damien Bourgery | Une banderole en soutien aux réfugiés finit de sécher rue Tsamadou, à Athènes, en 2016. (Photo d'illustration)
RFI / François-Damien Bourgery | Une banderole en soutien aux réfugiés finit de sécher rue Tsamadou, à Athènes, en 2016. (Photo d'illustration)

En Grèce, un jeune Afghan s'était vu refuser le port du drapeau grec, lors de la fête nationale. Il l'aura finalement reçu des mains du Premier ministre : Alexis Tsipras a accueilli Amir, 11 ans, avec sa mère, samedi 5 novembre au palais Maximou, la résidence du Premier ministre grec. Vendredi 4 novembre, leur famille s'était faite attaquer à coups de pierres dans leur appartement d'un quartier du sud-est d'Athènes.

Avec notre correspondante à AthènesCharlotte Stiévenard

Amir, 11 ans, devait être le premier Afghan à porter le drapeau grec lors de la parade des élèves, pour la fête nationale du 28 octobre 2017. Scolarisé à Athènes, il avait été sélectionné grâce un tirage au sort.

Il s'en était réjoui dans une interview avec l'agence de presse grecque mais quelques jours avant la date attendue, on lui avait indiqué que cela ne serait pas possible. Le ministère de l'Education nationale a déclaré enquêter sur cette décision mais la famille a dû faire face à un nouveau coup dur.

Bienvenus en Grèce

Vendredi 4 novembre, la famille d’Amir a été attaquée à coups de pierres. De plus, le (ou les) auteur(s) ont laissé un message enjoignant le jeune garçon à « retourner dans son village ». Avec sa famille, ils sont hébergés dans le cadre d'un programme de logements temporaires supervisé par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Ils ont aussitôt demandé à déménager.

La rencontre avec le Premier ministre grec était donc une façon de rappeler que, malgré ces mésaventures, ils sont les bienvenus en Grèce. Ce message a été envoyé également par d'autres membres de la classe politique, comme le maire d'Athènes, Giorgos Kaminis.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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