REUTERS /Alessandro Bianchi | Les Carabiniers italiens supervisent un transfert de migrants, à Lampedusa, le 20 février 2015.
REUTERS /Alessandro Bianchi | Les Carabiniers italiens supervisent un transfert de migrants, à Lampedusa, le 20 février 2015.

Une soixantaine des Tunisiens sont en grève de la faim, depuis 8 jours dans un centre de tri à Lampedusa, cette petite île italienne où atterrissent une majorité de clandestins tunisiens. Ils protestent contre le refoulement selon la nationalité, les conditions de leur rétention et réclament la liberté de mouvement.

Ces migrants tunisiens refusent le rapatriement forcé dans leur pays d'origine après leur rétention dans le centre de tri de Lampedusa. Ils protestent également contre leurs conditions inhumaines de rétention.

« Les gens ici galèrent vraiment, on manque de tout ici, ils n'ont pas des vrais postes pour dormir, ni des douches pour se laver, les gens passent des mauvais temps ici », témoigne un jeune homme retenu dans le centre de Lampedusa et joint très difficilement sur un téléphone tunisien.

Alors que l'organisation internationale pour les migrants confirme l'arrivée de 4 000 tunisiens depuis septembre dernier, ce chiffre reste approximatif, car beaucoup de clandestins échappent aux autorités. Le centre de tri n'en finit plus de se remplir.

« Nous sommes dans le centre de rétention de Lampedusa. Tous les nouveaux arrivants atterrissent ici. Il y a 100 personnes qui sont arrivées hier (jeudi 2 novembre), et encore 30 nouvelles personnes ce matin (vendredi 3 novembre). On est près de 500 personnes dans ce centre. Ils sont tous tunisiens, à part 3 ou 4 qui sont soudanais », poursuit le jeune homme.

A titre d'exemple, le secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales chargé de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Adel Jarboui, a déclaré qu'entre le 10 et le 14 Octobre 2017, le centre d'accueil de l'île de Lampedusa a reçu pas moins de 845 migrants tunisiens, dont 93 mineurs.

Ces Tunisiens dénoncent de plus le fait qu'ils seront tous expulsés, « en contradiction avec les conventions internationales qui garantissent la liberté de circulation ». Ils sont soutenus par des associations des droits de l'homme tunisiennes qui dénoncent, « le traitement indécent à l’égard des migrants irréguliers ».

Texte initialement publié sur : RFI

 

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