Image d'illustration de migrants arrivés dans le sud de l'Espagne. Crédit : Reuters
Image d'illustration de migrants arrivés dans le sud de l'Espagne. Crédit : Reuters

Après sept mois de séparation, Bahoumou Totopa, une Ivoirienne de 33 ans hébergée dans un centre d'accueil pour migrants du sud de l'Espagne, a pu retrouver lundi 13 novembre son fils de quatre ans.

Il y a parfois de belles histoires sur la route de l’exil, comme celle des retrouvailles entre une mère et son fils de quatre ans.

C’est ce qu’a connu Bahoumou Totopa, une Ivoirienne de 33 ans arrivée clandestinement dans le sud de l’Espagne à bord d’un canot pneumatique. Son fils Abdurrahmane, avait gagné un mois plus tôt, en compagnie de sa tante, l’enclave espagnole de Melilla, dans le nord du Maroc. Après sept mois de séparation, mère et fils ont finalement pu être réunis lundi 13 novembre.

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L’Ivoirienne, qui depuis son arrivée en Espagne est hébergée dans un centre d’accueil pour migrants à Jérez de la Frontera (en Andalousie) n’a pas pu communiquer pendant six mois avec son fils, qui était lui pris en charge par les services locaux de protection de l’enfance. Les autorités espagnoles réclamaient à la mère des documents et un test ADN prouvantr la filiation, selon l’ONG de soutien aux femmes migrantes Women’s Link.

Les tests ont été positifs et Bahoumou Totopa "a pu récupérer son fils à Melilla et rentrera avec lui à Jérez", a affirmé l’association.

Après de multiples démarches auprès des autorités locales, Women’s Link avait fini par saisir la Cour européenne des droits de l’Homme pour que l’État espagnol, régulièrement épinglé pour son traitement des migrants notamment dans les enclaves en Afrique du nord de Ceuta et Melilla, lui permette d’entrer en contact avec sa progéniture.

La Cour avait répondu le 19 octobre en demandant aux autorités espagnoles s’il était possible "de prendre des mesures provisoires (par exemple des visites ou des contacts par téléphone) en attendant les résultats du test ADN".

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Selon les Nations Unies, plus de 1 600 enfants, notamment syriens, sont arrivés clandestinement en Espagne en 2016, soit 12% de l’immigration irrégulière vers ce pays.

 

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