REUTERS/Luc Gnago | Migrants ivoiriens rapatriés de Libye à leur arrivée à l'aéroport d'Abidjan, lundi 20 novembre 2017.
REUTERS/Luc Gnago | Migrants ivoiriens rapatriés de Libye à leur arrivée à l'aéroport d'Abidjan, lundi 20 novembre 2017.

Quelque 155 migrants ivoiriens en Libye ont été rapatriés lundi soir à Abidjan. Ces candidats à l’émigration en Europe, dont le voyage s'est arrêté en Libye, ont été accueillis par la direction des Ivoiriens de l'étranger et l'Organisation internationale pour les Migrations.

Dans la zone charter de l'aéroport d'Abidjan les enfants courent et s'amusent sur les tapis à bagages à l'arrêt. Les parents souvent épuisés par leur périple, parfois gênés de revenir sous les objectifs des appareils photos ou de caméras de télévision, aimeraient que les formalités d'enregistrement soient expédiées pour pouvoir aller se reposer.  


« En Afrique, ça ne va pas, c’est toujours la misère», nous explique Issouf, 28 ans qui a quitté il y a près d'un an Abidjan pour la Libye: on cherche une vie meilleure, c’est pour ça qu’on est partis, qu’on traverse la Méditerranée pour aller en Europe.

«Un secret de polichinelle»

Issiaka Konaté, en charge de la Direction des Ivoiriens de l'étranger a accueilli ainsi, depuis 2015, 1 279 immigrés clandestins en détresse. « Toutes ces personnes ne sont pas venues de la Libye. On en a qui viennent des Philippines, de Cuba, du Gabon, de l’Angola… Il y a une politique de prise en compte des Ivoiriens qui sont à l’extérieur lorsqu’ils sont en situation de détresse. C’est vrai que l’actualité révèle ce que beaucoup de personnes ont toujours su, sur la question de l’esclavage en Libye. Comme je le dis, c’est un secret de polichinelle…»

Les 155 migrants arrivés lundi soir vont être pris en charge par le gouvernement ivoirien, l’Union européenne et l’Organisation internationale des migrations. On leur fournira un peu de matériel d'urgence, un toit provisoire et surtout, on annonce un nouveau charter du même type pour mercredi prochain.

► à (re)lire: Marchés aux esclaves en Libye: un enfer qui ne date pas d'hier

Texte initialement publié sur : RFI

 

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