JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP | Le siège d'Interpol, à Lyon, dans le sud-est de la France.
JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP | Le siège d'Interpol, à Lyon, dans le sud-est de la France.

Près de 500 migrants, dont la moitié mineurs, ont été sauvés par une opération d'Interpol, a annoncé le 23 novembre l'organisation internationale de police criminelle. L'opération "Epervier" a été menée simultanément dans cinq pays d'Afrique de l'Ouest.

Tchad, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal… C'est à travers tout le Sahel qu'Interpol a mené son opération entre le 6 et le 10 novembre. Au total, 40 trafiquants ont été arrêtés. Ils seront poursuivis pour "traite des êtres humains, travail forcé et exploitation d'enfants".

Mendicité, prostitution, travaux forcés... La liste des activités imposées à leurs victimes est longue. Interpol n'a néanmoins pas communiqué sur les nationalités de ces trafiquants ni sur les juridictions devant lesquelles ils devraient comparaître.

"Cette opération a ouvert un certain nombre d'enquêtes qui perturberont les réseaux criminels impliqués dans la traite des êtres humains", s'est félicité Yoro Traoré, inspecteur d'Interpol à Bamako.


Un trafic très lucratif

Selon, le rapport 2016 de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la traite des êtres humains est le troisième trafic le plus rémunérateur au monde, après la drogue et la contrefaçon. Il génère près de 32 milliards de dollars par an.

En Afrique, en réalité, la majeure partie de ce trafic se fait à l'intérieur du continent. Pour l'Afrique de l'Ouest, le Nigeria est notamment la destination finale des victimes de réseaux installés au Bénin, Mali, Burkina Faso ou Niger.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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