Philippe Huguen, AFP | Des migrants assis sur une barrière le long de la route menant au port de Calais, le 2 novembre 2017.
Philippe Huguen, AFP | Des migrants assis sur une barrière le long de la route menant au port de Calais, le 2 novembre 2017.

Cinq migrants ont été blessés dans une fusillade samedi à Calais, puis quelques heures plus tard, un barrage de CRS a été forcé par un véhicule avec neuf migrants à son bord, blessant légèrement un policier. Les deux incidents ne sont pas liés.

Soirée mouvementée à Calais, dans le nord de la France, où deux incidents distincts impliquant des migrants ont éclaté à deux heures d’intervalle et ont blessé cinq d’entre eux, ainsi qu’un policier.

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Le premier, une fusillade, a d’abord éclaté vers 18 h entre deux groupes d’Afghans dont cinq ont été blessés par balle près d’un centre d’accueil du Secours catholique de Calais. "Généralement les armes sont entre les mains des passeurs, donc on peut penser que ce sont eux qui sont impliqués", a expliqué une source préfectorale.

"Un échange de coups de feu et des protagonistes de nationalité afghanes : on imagine volontiers un règlement de compte entre passeurs, même si ça reste à confirmer", a ajouté le parquet de Boulogne-sur-Mer. Parmi les cinq migrants blessés, un Afghan touché à l'abdomen a été évacué par hélicoptère au CHRU de Lille.

Les forces de l'ordre sont intervenues en nombre pour tenter de retrouver le ou les auteurs des coups de feu, qui étaient toujours recherchés en début de soirée. Le parquet a indiqué avoir confié l'enquête à la police judiciaire de Lille. Les victimes et des témoins devraient être entendus prochainement.

Une voiture fonce dans un barrage policier

Quelques heures plus tard, vers 20 h 15, une voiture avec neuf migrants à son bord a foncé sur un barrage policier pour tenter d’échapper à un contrôle. "Le véhicule a touché un CRS, blessé légèrement au genou, et les CRS ont fait usage de leurs armes", réussissant à le stopper, a indiqué une source préfectorale. Cinq coups de feu ont été tirés, selon une source syndicale.

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Les neuf migrants, parmi lesquels de probables passeurs, - six Irakiens, trois Afghans - ont été interpellés. L'incident n'est semble-t-il pas lié aux échanges de coups de feu survenus entre les deux groupes d'Afghans, a souligné la source préfectorale.


Les autorités évaluent à 500 et les associations à 700 le nombre de migrants, en majorité érythréens, éthiopiens et afghans, présents à Calais, par où ils transitent dans l'espoir d'atteindre les côtes anglaises.

Avec AFP et Reuters

Texte initialement publié sur : France 24

 

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