REUTERS/Luc Gnago | Une centaine de migrants ivoiriens ont été rapatriés de Libye, le 20 novembre 2017.
REUTERS/Luc Gnago | Une centaine de migrants ivoiriens ont été rapatriés de Libye, le 20 novembre 2017.

L’Union africaine réunit ce lundi 4 décembre à Addis Abeba ses partenaires, UE, HCR et Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour évoquer la question des évacuations des migrants bloqués en Libye.

La réunion fait suite à l’électrochoc provoqué par un reportage de CNN sur une vente aux enchères de migrants - qui avait entraîné une cascade de réactions politiques et diplomatiques. L’Union africaine, comme d’autres organisations, affiche depuis sa volonté de se mobiliser pour secourir les migrants qui croupissent dans des centres de détention libyens. La réunion devrait donc être la première d’une longue série.

Prévue ce lundi, elle devrait donner le coup d’envoi d’une nouvelle mobilisation africaine, sous l’égide de l’UA. L’idée est d’installer une cellule opérationnelle, un cadre pratique, pour coordonner au mieux tous les efforts nécessaires à la prise en charge des migrants, et plus particulièrement à l’évacuation de 15 000 d’entre eux de Libye d’ici la fin du mois de décembre. C’est le premier objectif que s’est fixé l’Union africaine qui espère avoir rapatrié tous ceux qui le souhaitent d’ici six mois.

Mais pour cela, il faut le soutien financier des partenaires et la collaboration des Etats africains, qu’ils aient ou non des ressortissants bloqués en Libye. Le Maroc a déjà offert une aide logistique pour le transport. Le Rwanda s’est dit prêt à accueillir ceux qui ne pourraient pas rentrer chez eux.

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Mais ces offres doivent encore être précisées. Et d’autres bonnes volontés sont attendues pour aider par exemple à identifier les migrants et fournir des documents de voyage à ceux qui n’en ont pas. Mais aussi, par exemple, pour mettre en place des vols spéciaux en l’absence de ligne régulière desservant Tripoli, chaque vol nécessitant une autorisation d’atterrissage et des autorisations de survol.

Autant de points qui seront à l’ordre du jour ce lundi, avant d’être discutés dès la semaine prochaine à l’occasion d’une réunion des Etats membres de l’Union africaine.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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