Image d'archives de migrants à Calais qui attendent les distributions de nourriture, en août 2017. Crédit : Reuters
Image d'archives de migrants à Calais qui attendent les distributions de nourriture, en août 2017. Crédit : Reuters

En faisant signer aux migrants des contrats de prêt en échanger de duvets, les associations se réservent le droit de porter plainte en cas de dégradations ou "confiscations de biens" lors d'opérations policières.

À Calais, malgré le froid, les forces de police confisquent régulièrement vêtements et couvertures aux migrants qui vivent dans des campements de fortune. Lassées de condamner ces dégradations, une dizaine d’associations ont commencé à distribuer mercredi 6 décembre des duvets marqués de leur logo aux migrants dont elles s’occupent.

Pour obtenir ces sacs de couchage, les migrants signent un contrat de prêt. Ce document permet aux associations de déposer une plainte en cas de dégradations ou "confiscations de biens" lors d'opérations policières.

"L'idée c'est de dire ça suffit. Nous allons porter plainte pour vous [les migrants] en tant qu'associations, qui restons propriétaires du matériel", explique Camille, une bénévole. "Depuis deux mois, les destructions de biens sont devenues systématiques, ça aggrave les conditions de vie", dénonce pour sa part Loan, de l'Auberge des migrants.

Les associations estiment qu’environ 500 migrants se trouvent actuellement à Calais. La préfecture du Pas-de-Calais a reconnu le mois dernier que des opérations de démantèlement avaient lieu à Calais. Les services de l’État avaient néanmoins assuré que, si les migrants étaient présents loirs de ces opérations, ils étaient  "systématiquement invités à conserver leurs effets personnels".


 

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