© SOS Méditerranée/Laurin Schmid | Mathilde Auvillain soutient un rescapé recueilli sur l’Aquarius, le bateau de SOS Méditerranée.
© SOS Méditerranée/Laurin Schmid | Mathilde Auvillain soutient un rescapé recueilli sur l’Aquarius, le bateau de SOS Méditerranée.

« On était des esclaves. Pour les Arabes, les Noirs ne sont rien, moins que des animaux ». Ces mots de migrants africains, on les entend aujourd’hui dans les médias du monde entier. Mais pour qu’ils deviennent audibles, il aura fallu le choc des images de CNN sur une vente aux enchères d’êtres humains. Pourtant, depuis plusieurs années, les ONG alertent les Etats européens des cas d’esclavage et de tortures en Libye. Longtemps correspondante à Rome pour Accents d’Europe, la journaliste qui a suivi ces drames, Mathilde Auvillain est désormais porte-parole de SOS Méditerranée. Elle nous livre tous ces témoignages.


« Another News Story »
Comment continuer à rapporter ces histoires aux auditeurs ou téléspectateurs ? On se souvient de l’été 2015, de ces centaines de milliers de migrants qui ont traversé l’Europe à pied. C’est ce moment que le réalisateur britannique Orban Wallace a choisi de montrer dans son film Another News Story. Cécile Debarge a rencontré, à Bruxelles, l’un des protagonistes du documentaire, le journaliste belge Bruno Beeckman.

https://www.cinemamed.be/events/another-news-story/
https://www.cinemamed.be/events/another-news-story/

Migrants oubliés en Serbie
Ils sont encore 4 000, bloqués dans les Balkans, pour la plupart réfugiés dans l’un des 18 centres d’accueil. Mais il y a ceux, plusieurs centaines, qui échappent à toute vigilance. Des migrants victimes du froid et des violences policières. Simon Rico.

Descendant d’esclaves réunionnais affranchis
Jean-Philippe Jean-Marie est à la tête de l’association Rasinn Anlèr. Il milite pour que la vérité soit faite sur « les enfants de la Creuse ». 2 000 enfants réunionnais ont été envoyés de force en Métropole, entre 1963 et 1981, pour repeupler des départements. Un scandale d’Etat, qu’il assimile à la traite des esclaves. L’enfer a débuté en 1964 pour Jean-Philippe, lorsqu’il a été privé de sa famille, à l’âge de 9 ans, pour être placé dans un foyer social à Hellbourg dans l’île, avant d’être envoyé en France. Il a raconté son calvaire et son combat à Frédérique Lebel.

© RFI/Frédérique Lebel | Jean-Philippe Jean-Marie, marqué par son histoire familiale, devant le mémorial sur la fin de l’esclavage, à Saint-Denis de La Réunion.
© RFI/Frédérique Lebel | Jean-Philippe Jean-Marie, marqué par son histoire familiale, devant le mémorial sur la fin de l’esclavage, à Saint-Denis de La Réunion.

 

Texte initialement publié sur : RFI

 

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