Paolo Gentiloni, chef du gouvernement italien. Crédit : REUTERS/Remo Casilli
Paolo Gentiloni, chef du gouvernement italien. Crédit : REUTERS/Remo Casilli

L’Italie, accusée par Amnesty international de complicité dans le drame que vivent les migrants en Libye, a répondu mercredi en affirmant que l’accord passé entre Rome et Tripoli avait permis aux agences de l’ONU d’intervenir dans le pays.

Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a rejeté mardi 12 décembre toute accusation visant l’Italie dans le drame des migrants en Libye. Le ministre affirme que les accords passés par Rome avec Tripoli pour freiner les flux de migrants ont permis aux agences de l’ONU d’intervenir en Libye et de se rendre compte du trafic d’êtres humains qui y sévissait.

"Finalement, les projecteurs se sont allumés sur la situation des droits humains en Libye. C'est notre mérite", a assuré Paolo Gentiloni.

Amnesty international a accusé mardi les gouvernements européens, et Rome en particulier, de complicité dans la détention des migrants dans des conditions épouvantables en Libye. L’ONG dénonce notamment l’appui de l’Italie aux garde-côtes libyens impliqués, selon l’organisation, dans le trafic d'êtres humains.

>> À voir : Libye-Italie : les migrants pris entre deux feux

Paolo Gentiloni s’est, lui, félicité de cet accord qui a abouti à la baisse du nombre de migrants en Italie. Les arrivées "ont baissé de 30 % cette année et de 69 % sur les cinq derniers mois". "Il n'y a pas de baguette magique derrière ces chiffres", a-t-il souligné, en évoquant "un travail énorme" avec les gardes-côtes libyens, "les autorités libyennes, les communautés locales, les milices et les forces en présence".


 

Et aussi