A gauche, le futur chancelier Sebastien Kurz, à droite, Heinz-Christian Strache, le vice-chancelier d'extrême-droite. Crédit : Reuters
A gauche, le futur chancelier Sebastien Kurz, à droite, Heinz-Christian Strache, le vice-chancelier d'extrême-droite. Crédit : Reuters

L’arrivée de l’extrême-droite au sein du gouvernement en Autriche, pays déjà réticent à accueillir sur son sol des réfugiés, a permis au pouvoir de durcir encore un peu plus sa politique migratoire.

"Cela n'arrivera plus qu'un migrant qui n'a jamais travaillé ici une seule journée ou versé quelque cotisation que ce soit dans notre système social reçoive des milliers d'euros d'aide", a déclaré le vice-chancelier autrichien, Heinz-Christian Strache, le chef du parti d’extrême-droite FPÖ.

Le FPÖ a scellé la semaine dernière un accord de coalition avec le parti chrétien-démocrate (OVP) du nouveau chancelier, Sebastien Kurz.

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Les deux partis ont axé leur politique sur le durcissement de la lutte anti-migrants. Leur programme de gouvernement prévoit que pour les bénéficiaires du droit d'asile, le revenu minimum garanti soit plafonné à 520 euros mensuels maximum, contre plus de 800 euros pour les autres personnes sans ressources,

Cette ligne dure n’est pas vraiment une surprise. Cet été, Vienne a intensifié ses contrôles dans le col du Brenner dans les Alpes pour filtrer les passages en provenance d’Italie. Et en 2016, Sebastien Kurz expliquait déjà tout le bien qu’il pensait de la politique européenne migratoire (opération Mare nostrum, opération Triton) au plus fort de la crise.  

"Il ne faut plus que les sauvetages en mer riment automatiquement avec un ticket pour l’Europe. Tant que les gens secourus pourront ensuite continuer leur route pour aller déposer une demande d’asile en Suède, en Allemagne ou en Autriche, des bateaux prendront la mer, des passeurs gagneront de l’argent, des naufrages auront lieu et des gens mourront", avait-il déclaré au journal Le Monde.

En Autriche, l’extrême-droite vient d’accéder à trois ministères régaliens : l'Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères. Le FPÖ considère également que l’islam "n’a pas sa place en Autriche".

 

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