Image d'archives de migrants en Libye. Crédit : Ansa
Image d'archives de migrants en Libye. Crédit : Ansa

Lundi 18 décembre, 19 réfugiés sélectionnés par la France au Niger et au Tchad sont arrivés dans l’hexagone. Après avoir reçu leur titre attestant leur statut de réfugié, ils ont été acheminés dans l’est de la France où ils seront logés pendant quatre mois dans un ancien couvent avant d’être orientés "vers des logements durables".

Ils attendaient leur transfert de N’Djamena, au Tchad, depuis plusieurs semaines. Les 19 premiers réfugiés – dont 11 enfants - entendus par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en novembre sont arrivés lundi 18 décembre en France. Originaires du Soudan et de Centrafrique, ils font partie du premier contingent de personnes que la France est allée chercher en Afrique, sur les 3 000 qu’Emmanuel Macron s’est engagé à réinstaller d’ici 2019.

Dans le salon privé de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle où ils ont été reçus, la première étape de leur nouvelle vie commence de manière symbolique : l’Ofpra leur a remis le titre attestant leur statut de réfugié, qui leur donne droit à un titre de séjour de dix ans. Korba, un des réfugiés, a alors pris la parole pour "remercier au nom de nous tous le président Macron" et lui demander de "continuer, parce qu’’il y a des familles qui sont là-bas".

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Les 19 réfugiés ont ensuite été acheminés dans le Bas-Rhin (dans le nord-est de la France), dans un ancien couvent occupé par une poignée de religieuses. "Ils y resteront quatre mois avant d’être orientés vers des logements durables", explique à l’AFP Julie Bouaziz, adjointe à l’asile à la Direction générale des étrangers en France (DGEF). Pensé comme un sas pour leur donner "un temps d’adaptation à la vie occidentale", ce lieu leur permettra de se reposer avant d’appréhender leur avenir en France.

La première vague de ce dispositif concerne en réalité 56 personnes : après les 19 de lundi, 25 réfugiés exfiltrés de Libye sont également arrivés mardi et 12 autres venant du Tchad doivent atterrir mercredi.

L’idée de ce programme est "d’empêcher que des personnes ne se mettent en danger en prenant la mer à partir de la Libye notamment", précise Mourad Derbak, chef de la division Europe à l’Ofpra. Mais ce dispositif - dont le nombre peut sembler dérisoire au regard du nombre de réfugiés en attente – est aussi un geste envers les pays de transit que sont le Tchad et le Niger. "Les pays qui accueillent veulent être assurés qu’il y a une suite à leur engagement, et qu’ils ne deviendront pas des points de fixation", souligne Ralf Gruenert, représentant du HCR en France.


 

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