Image d'illustration. Crédit : Reuters
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En Europe, les fêtes de fin d’année sont pour beaucoup l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis. Mais quand on a fui son pays et ses proches, et / ou que la fête de la Nativité n’est pas une tradition dans son foyer d’origine, comment passe-t-on Noël et le jour de l’An, dont les festivités sont omniprésentes ?

  • Omaid, réfugié afghan :

"En Afghanistan on ne fêtait pas Noël à l’époque où j’y vivais alors qu’aujourd’hui les jeunes le célèbrent beaucoup plus. Quand j’étais étudiant en Inde, je le fêtais avec mes amis indiens. Cela m’a permis de me familiariser avec cette tradition. Cette année, je serai avec des amis à Paris et je pense que nous allons nous promener sur les Champs Elysées. Pour le jour de l’an, je vais aux Pays-Bas voir des copains et fêter la nouvelle année avec eux."

  • Afousatou, Ivoirienne :

"La Côte d’Ivoire est un pays laïc donc nous fêtons les fêtes religieuses tous ensemble : Noël mais aussi l’Aïd. Le soir du 24 décembre, les chrétiens vont à l’église et le 25 c’est le jour du partage. Du déjeuner au dîner nous restons en famille. Les maisons sont ouvertes à tout le monde, croyants ou non. L’après-midi il existe une tradition au pays pour les enfants : ils s’habillent de leurs plus beaux vêtements, passent de famille en famille, de maison en maison pour souhaiter un joyeux Noël. En échange, les voisins leur distribuent des bonbons. Un peu comme pour Halloween en fait.

En France, je passe le réveillon de Noël avec mon fils et mon conjoint, je cuisine de la dinde. Le jour de Noël, j’organise avec mon association (Arc-en-ciel) un grand déjeuner qui réunit chaque année environ 300 personnes. Les mamans viennent avec leurs enfants et nous distribuons des jouets. D’aileurs si vous souhaitez participer à la collecte, n’hésitez pas à m’écrire : afousatousoro@gmail.com » 

  • Rustam, réfugié afghan :

"En Afghanistan, nous ne fêtons pas Noël. Par contre pour le jour de l’an la tradition veut qu’on se réunisse en famille autour de sept fruits, du riz et des légumes. Cette année, je ne sais pas du tout si je vais faire quelque chose ou pas. Rien n’est prévu dans le foyer où je vis actuellement."

  • Mohammed, Guinéen :

"Je vais passer Noël chez la famille d’une amie qui m’a beaucoup aidé depuis que je suis arrivé en France. Pour le nouvel an, je ne sais pas encore. Comme je suis hébergé dans une paroisse le temps que ma situation soit régularisée je vais peut-être rester avec eux."

  • Ali, réfugié syrien :

"En Syrie nous ne fêtions pas Noël car nous sommes musulmans. Mais depuis que je suis arrivé en France, chaque année j’offre des cadeaux à mes enfants pour le jour de Noël. Nous faisons un repas de fête avec ma femme et mes quatre enfants, comme au jour de l’an."

  • Hadjo, réfugié soudanais :

"Au Soudan, même si nous sommes des musulmans on se réunit en famille pour Noël : on se déguise avec des habits rouges, on cuisine des plats traditionnels et on distribue du miel. Cette année, j’invite dans mon nouvel appartement la famille qui m’a hébergé chez elle l’an dernier. Pour l’occasion, je vais préparer un plat de mon pays à base d’œufs. J’ai acheté des cadeaux pour les parents et leurs quatre enfants. Je suis très content qu’ils viennent à la maison."

  • Alaa, réfugié syrien :

"Je suis musulman donc on ne célébrait pas Noël lorsque nous étions en Syrie mais quand j’étais petit j’aimais beaucoup aller dans les quartiers des chrétiens pour voir les décorations. Aujourd’hui en France, même si je ne fête pas Noël à la maison j’aime trop aller au marché de Noël et voir les décorations. Je souhaite aussi un Joyeux Noël à tous mes amis et parfois je leur offre même des cadeaux."

 

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